Des étudiants des universités et des collèges de la région se sont rassemblés à la réunion du Comité des transports de la Ville d’Ottawa, mardi matin, afin de faire une présentation aux conseillers exigeant que la limite d’âge de 27 ans pour les laissez-passer étudiants d’OC Transpo soit abandonnée.
«La présentation s’est bien passée. Le comité a décidé de recommander le retrait de la limite d’âge. Les conseillers se sont rendus compte que la décision n’était pas basée sur des arguments solides et que c’était injuste», indique Gaétan Beaulière, de l’Association des étudiants diplômés de l’Université d’Ottawa.
Des représentants de la Fédération étudiante et de l’Association des étudiants diplômés de l’Université d’Ottawa, de la Carleton University Students’ Association, de la Graduate Students Associations Carleton, du Herzing College Student Council, du Algonquin College Student Union et de l’Association étudiante de La Cité collégiale se sont présentés devant le Comité des transports, mardi.
Les étudiants avaient auparavant obtenus un vote unanime du même ordre de la part du Comité consultatif sur les piétons et le transport en commun. Ils présenteront leur point de vue de nouveau au conseil municipal, mercredi prochain, le 9 septembre. Les élus rendront ensuite une décision finale.
«Il est faux de croire que les étudiants de plus de 28 ans ont plus d’argent. À cause de la limite d’âge, ça représente 250$ de plus de dépenses pour les étudiants. C’est un impact énorme. C’est une épicerie, des livres pour une session», insiste Gaétan Beaulière.
«Cela aura un impact énorme sur le budget des étudiants, mais ça représente une part infime du budget d’OC Transpo, soit moins de 0,01%», renchérit Philippe Collin-Laflamme, représentant aux affaires externes de l’Association des étudiants de La Cité collégiale.
Bien qu’ils soient confiants que le conseil municipal renversera sa décision, ils ne comptent pas chômer pour autant.
«Nous allons travailler fort pour s’assurer que cette décision soit renversée. Les étudiants de plus de 28 ans sont souvent des parents ou effectuent un retour à l’école après avoir perdu un emploi. Ce n’est pas à eux de payer pour équilibrer le budget de la ville», ajoute Gaétan Beaulière.
Selon les étudiants, des recherches de Statistique Canada ont révélé que les étudiants sont parmi les plus affectés par la crise économique et qu’au mois de juillet, le chômage a atteint 20,9% pour cette partie de la population.
«Les étudiants finissent avec une dette d’en moyenne 25 000$ après l’obtention d’un baccalauréat», déplore M. Beaulière.




