Nicolas Bean est à la croisée des chemins



Nicolas Bean est à la croisée des chemins

Nicolas Bean est à la croisée des chemins

Dan Plouffe
Publié le 1 Avril 2010
Publié le 21 Avril 2010
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L’olympien italien d’Orléans se questionne sur son futur en patinage de vitesse

Après une année olympique, il y a plein d’athlètes qui prennent leur retraite à la suite d’une dernière tentative vers la gloire.

Sujets :
Université de Montréal , Groupe d’entraînement , Orléans , Italie , Bormio

Mais ce n’est pas aussi commun pour un jeune de 22 ans de prendre cette décision après ses premiers Jeux. Néanmoins, c’est une des options sur la table pour Nicolas Bean, patineur de vitesse sur courte-piste d’Orléans. «Je considère ne pas continuer à Sotchi, a dit Bean en entrevue directement de l’Italie au lendemain de la fin de sa saison de 50 semaines, qui s’est terminée avec les championnats mondiaux par équipe les 27 et 28 mars à Bormio. Je n’ai pas encore décidé ce que je ferai dans le futur.» «J’aimerais continuer mes études. J’aimerais aussi continuer à patiner, alors j’essaie un peu de jongler avec tout ça et trouver quelle option est la meilleure», a poursuivi l’athlète.

Bean souligne que rien n’est décidé à ce moment, mais rajoute qu’il ne retournera «probablement» pas la saison prochaine à Bormio, site du centre d’entraînement de l’équipe italienne.

En plus des sacrifices personnels obligés par son déménagement loin de la maison, l’ancien patineur des Concordes de Gloucester a aussi dû repousser ses études en génie industriel à l’Université de Montréal.

Avec deux années complétées sur les quatre exigées par son programme, Bean n’a pas complété de cours depuis qu’il s’est déplacé de Montréal il y a deux ans pour représenter le pays natal de son grand-père – une décision prise pour lui donner la chance de se rendre aux Jeux olympiques de Vancouver en s’échappant de l’équipe canadienne, qui affichait beaucoup de profondeur. «C’était le patinage de vitesse et rien d’autre, alors c’est une des raisons pour lesquelles c’est fort important de retourner à mes études», a expliqué Bean, qui a réussi son meilleur résultat aux Jeux de Vancouver dans l’épreuve de 1000 mètres, une 12e place.

Si Bean choisit de retourner à Montréal, ça ne veut pas dire que le patinage de vitesse est nécessairement exclu de ses plans. Il s’attend d’être capable de s’entraîner au centre national canadien à l’Aréna Maurice-Richard, mais pas avec les meilleurs hommes canadiens.

Ce serait lui rendre service que de lui permettre de s’entraîner là, puisqu’il s’agit d’un rival international, a noté Bean, alors il serait probablement placé dans un groupe d’entraînement avec les meilleures femmes du pays. «Ça ne serait pas la meilleure qualité d’entraînement que je pourrais obtenir, a dit Bean. Mais ils ont des règlements à suivre, et c’est totalement compréhensible.»

Tyson Heung, un olympien allemand né au Canada, a peut-être fourni à Bean un modèle à suivre – s’entraîner au Canada pendant qu’il étudie, et puis élever son patinage plus sérieusement quelques d’années avant les Jeux olympiques. «Ce sont toutes des options différentes, a ajouté Bean. Le scénario idéal pour moi serait d’étudier à une université dont je sais que le programme est bon et être capable de m’entraîner avec un groupe qui me permettrait d’atteindre le top 10 au monde en même temps. C’est pas mal difficile de trouver cette combinaison.»

Bean reviendra à Ottawa bientôt pour relaxer et aussi pour planifier la prochaine étape.

S’il décide que sa carrière est complétée, il l’aura terminé avec style grâce à sa performance aux championnats mondiaux par équipe où il a établi un nouveau record italien au 1000 m et un autre record personnel au 500 m. «Pour moi, ça a été une compétition excellente, a dit Bean, en notant que le résultat de quatrième place au monde pour l’Italie est une autre raison de célébrer. C’était ma meilleure fin de semaine à date.»

Bean n’a pas ressenti une baisse d’émotion après les Jeux; il s’est même trouvé une énergie additionnelle afin de continuer à la suite du plus grand événement sportif planétaire. «C’était une expérience tellement remarquable, a raconté Bean. C’est un peu difficile à croire qu’après toutes ces années, j’ai enfin gagné le titre d’olympien. C’est un grand sentiment de réussite personnelle – c’est ça la meilleure partie.»

Ce serait certainement très difficile pour Bean d’abandonner le patinage de vitesse, lui qui voue un grand amour pour la course et la compétition. «Jusqu’à maintenant, je suis extrêmement content de tout ce que j’ai fait. Je me sens capable aussi de m’améliorer encore», a dit Bean. «C’est un des moments décisifs dans ma vie. Devrais-je continuer dans cette direction (le patinage) ou dans l’autre (les études), ou dans les deux? C’est difficile à dire.»

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