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«Je ne suis pas encore redescendu de mon nuage» - Stéphane Jobin



«Je ne suis pas encore redescendu de mon nuage» - Stéphane Jobin

«Je ne suis pas encore redescendu de mon nuage» - Stéphane Jobin

Publié le 11 Mars 2010
Publié le 21 Avril 2010
 

Nuits courtes, journées de travail de parfois 18 heures et un total de 104 textes rédigés en 19 jours. Mais bien au-delà de ces chiffres, ce sont d'impérissables souvenirs qui resteront gravés à jamais dans la mémoire du journaliste Stéphane Jobin, envoyé spécial pour Médias Transcontinental aux Jeux olympiques de Vancouver 2010.

Sujets :
Colombie-Britannique , Québec , Vancouver

Revenu dans la région après avoir passé trois semaines à suivre les performances des athlètes québécois et ontariens aux 21es olympiades d'hiver, le rédacteur en chef des hebdos La Nouvelle de Prescott-Russell, L'Express d'Ottawa et The Orléans Star a encore la tête en Colombie-Britannique, où 2762 athlètes provenant de 82 pays étaient en action.

Venant tout juste de souffler 29 bougies sur son gâteau d'anniversaire, le jeune homme originaire de Québec peut maintenant dire qu'il a réalisé l'un de ses rêves. «Je ne suis pas encore redescendu de mon nuage. Je veux relire mes textes et jeter un coup d'œil à toutes mes photos. Je dois avouer que c'est difficile de retomber dans la routine quotidienne après avoir vécu autant d'émotions», lance-t-il. Pour lui, hors de question de croire les mauvaises langues qui ont décrit Vancouver 2010 comme les pires Jeux de l'histoire. «Quand il y a eu des problèmes, les organisateurs ont agi en conséquence. Ils ne peuvent pas tout contrôler, par exemple la météo», lance-t-il.

Le journaliste affirme que l'expérience était au-delà de toutes ses plus grandes espérances. «Avant de partir, je m'attendais à ce que ce soit gros, mais jamais à ce point-là. Je tremblais la première journée tellement j'étais impressionné. Ç'a pris trois ou quatre jours avant que je me calme. Tout est gros en fait, pas seulement les sites de cérémonies et de compétition. Sauf que pour s'en rendre compte, il faut être sur place», soutient-il.

Stéphane Jobin ne cache pas que l'unique aspect de la couverture médiatique en était un fort impressionnant. Au total, 10 000 journalistes de partout sur la planète étaient accrédités pour les Jeux et un immense centre d'une superficie de 31 000 mètres carrés où se trouvait plateaux de télévision et postes de travail était à leur disposition. «Quand tu entres là-dedans pour la première fois, c'est assez intimidant merci. Au début, je ne pouvais pas croire que j'étais là», dit-il. En plus de côtoyer bon nombre de collègues québécois, le journaliste a fraternisé avec plusieurs autres, dont deux d'Allemagne et de Nouvelle-Zélande. «Quand tu voyages en autobus pendant deux heures pour te rendre à Whistler, tu te mets à jaser, c'est certain», relate-t-il.

La fameuse médaille d'or remportée par le skieur acrobatique Alexandre Bilodeau, toutes les médailles raflées en patinage de vitesse et le triomphe de l'équipe canadienne masculine de hockey en finale contre les Américains sont dans le top 3 des événements marquants pour le journaliste.

Quand il repense au but gagnant marqué en prolongation par Sidney Crosby, il en a presque des frissons. «C'est l'un des seuls moment où j'ai démontré ma partisannerie un peu. Dans des occasions comme celles-là, c'est plus fort que soi, même en étant journaliste. Je n'étais d'ailleurs pas le seul à l'avoir fait dans la galerie de presse. Tout le monde a levé les bras au ciel», indique-t-il d'un ton enthousiaste.

Il ne peut pas non plus passer sous silence le drame du décès de la mère de la patineuse artistique Joannie Rochette. «Elle a tellement été généreuse lorsqu'elle a remporté le bronze. Elle a pris une heure de son temps pour rencontrer les médias», de dire le jeune homme. «À travers les déceptions, il y avait toujours de belles histoires à raconter là-bas», ajoute-t-il.

Sachant maintenant à quoi s'attendre exactement, Stéphane Jobin affirme qu'il serait le premier à être intéressé pour la couverture des Jeux olympiques de 2012 à Londres ou 2014 à Sotchi. «J'y retournerais n'importe quand. Demain matin s'il le faut. Je n'avais pas envie que ça se termine même si les journées étaient longues. Je vivais l'expérience à fond et pour moi ce n'était pas du travail mais du plaisir», indique-t-il.

Des points négatifs à rapporter, Stéphane Jobin n'en a pas, tout comme des regrets. «Je n'ai pas de coups de masse, juste des coups de cœur. Si c'était à refaire, je noterais encore davantage d'informations sur les athlètes, mais c'est difficile car certains se qualifient pour les Jeux seulement quelques semaines avant», conclut le rédacteur en chef, avant de raccrocher le téléphone et se remettre à la routine… de l'Est ontarien!

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