Force est d’admettre que les questions entourant l’alimentation ne figurent pas dans la liste d’épicerie du gouvernement conservateur. Saviez-vous que, relativement à son approvisionnement alimentaire, le Canada s’est vu mériter cette semaine le titre de premier pays développé à faire l’objet d’une enquête de l’ONU (Organisation des Nations Unies).
Jusqu’à aujourd’hui, l’envoyé de l’ONU en matière d’alimentation n’avait visité que des pays en voie de développement. Dans la foulée des événements d’Attawapiskat, l’ONU a décidé d’ouvrir une enquête parce que trop de Canadiens n’ont pas accès à des aliments nutritifs ou à de l’eau potable, notamment un grand nombre d’Autochtones et de personnes vivant dans des collectivités rurales et éloignées. Comment peut-on concevoir que dans un pays aussi riche que le Canada, plus de deux millions de Canadiens souffrent de la faim chaque année?
Cette situation est une preuve irréfutable de l’échec des conservateurs de Stephen Harper en matière de sécurité alimentaire, cette question n’étant pas à l’ordre des priorités de ce gouvernement.
Non seulement le Canada est le seul pays développé n’ayant pas de stratégie alimentaire nationale, mais les conservateurs font maintenant d’importantes coupures dans les domaines de l’inspection et de la salubrité des aliments. Si aucune mesure n’est prise et que Stephen Harper n’assume pas le leadership qui s’impose, l’heure viendra où, de surcroît, les Canadiens ne pourront même plus faire confiance aux aliments qui se trouvent sur les étagères des supermarchés.
À l’heure actuelle, trop de Canadiens souffrent de la faim parce qu’ils n’ont pas accès à des aliments sains et abordables. C’est une honte nationale et internationale pour le Canada. L’héritage que laissera Stephen Harper pourrait avoir des conséquences néfastes sur l’avenir alimentaire du Canada.
Cordialement,
Lise St-Denis, députée Parti libéral du Canada

