• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)
  •  

La francophonie ontarienne et canadienne est au cœur de la mission de l’Université d’Ottawa

Publié le 30 Novembre 2011
Publié le 30 Novembre 2011

L’Université d’Ottawa joue un rôle primordial au sein de la communauté francophone de l’Ontario depuis plus d’un siècle et demi. Malgré les propos malheureux qui laissent entendre que nous voulons nous soustraire à nos obligations, nos actions quotidiennes montrent plutôt que notre engagement envers la communauté francophone est indéfectible.

Sujets :
Université d’Ottawa , Commission permanente , Ontario

Certes, les discussions actuelles sur la désignation de l’Université en vertu de la Loi sur les services en français (LSF) sont très importantes pour notre institution, mais elles ne doivent pas faire oublier que nous avons un mandat très clair envers la communauté francophone, que nous prenons très au sérieux. La Loi de 1965 concernant l’Université d’Ottawa est sans ambiguïté. Elle nous enjoint à « favoriser le développement du bilinguisme et du biculturalisme, préserver et développer la culture française en Ontario ». Notre Commission permanente des affaires francophones et des langues officielles veille à la planification et à la mise en œuvre d’initiatives pour permettre à l’Université d’assumer pleinement cet engagement. Par ailleurs, notre Règlement sur le bilinguisme régit les activités du personnel, des professeurs et des étudiants depuis 1974 et il est actuellement en révision pour en accroître l’efficacité. Les acquis des francophones à l’Université d’Ottawa sont bien protégés et nous comptons poursuivre le développement de programmes et de services adaptés aux besoins de la communauté francophone de l’Ontario. Notre engagement envers la francophonie n’est pas que symbolique. Nous posons des gestes concrets.

 

Rappelons quelques-unes de nos réalisations récentes. Depuis le début des années 1990, l’Université d’Ottawa a créé de nombreux nouveaux programmes en français : médecine, ergothérapie, physiothérapie, audiologie, orthophonie, service social, nutrition, administration publique, développement international, études des francophonies. Elle a accru considérablement l’offre de cours en français dans de nombreux programmes afin qu’ils deviennent accessibles entièrement en français et mis en place un programme d’excellence dans le domaine de la recherche sur la francophonie grâce à ses neuf chaires. Les membres de la communauté universitaire sillonnent la province pour rencontrer les élèves, professeurs et conseillers en orientation des écoles secondaires francophones. Ces activités contribuent à raffermir nos liens avec les conseils scolaires et à montrer aux étudiants francophones qu’ils peuvent aspirer à poursuivre des études universitaires en français. L’Université d’Ottawa offre aux francophones de l’Ontario la formation universitaire dont ils ont besoin pour assurer le dynamisme de leur communauté. En 2009, le gouvernement fédéral a reconnu notre leadership en faisant de l’Université d’Ottawa le gestionnaire de son Programme d'appui aux droits linguistiques.

 

L e préambule de la LSF guide nos actions. Nous travaillons, en collaboration avec nos partenaires, à la sauvegarde et à la promotion de la communauté francophone de l’Ontario pour des générations à venir. Dans cet esprit, nous avons été honorés de décerner un doctorat honorifique à Bernard Grandmaître dans le cadre du colloque sur les 25 ans de la LSF, les 17 et 18 novembre 2011.

 

L’Université d’Ottawa n’a pas encore décidé, suite à la requête de sa Faculté de droit en ce sens, de demander la désignation en vertu de la LSF. La portée des engagements qui seraient consentis par une telle désignation doit être bien cernée, de même que l’impact d’une telle judiciarisation de nos activités. Serait-il plus sage de contribuer d’abord à une modernisation de la LSF, comme l’ont suggéré plusieurs intervenants lors du colloque, tout en raffermissant nos mécanismes internes ? D’ailleurs, l’avis juridique de Michel Bastarache et Claire Vachon fait clairement état des enjeux de la désignation pour l’Université. Nous comptons donc travailler avec l’ensemble de nos partenaires, dont le Commissariat aux services en français, pour clarifier ces enjeux, comprendre la portée de la désignation et trouver, si cela s’avère nécessaire, un moyen d’adapter la LSF à notre réalité.

 

Bref, l’Université d’Ottawa n’a pas l’intention de se soustraire à ses obligations, loin de là. Nous prenons très au sérieux la question de la désignation en vertu de la LSF et nous agirons dans le meilleur intérêt de la communauté franco-ontarienne et de notre institution. Le fait français est profondément ancré dans les valeurs et orientations les plus chères à l’Université d’Ottawa. Notre engagement envers la langue française et la communauté franco-ontarienne est un fil conducteur qui traverse notre passé et notre présent, et qui guide notre avenir.

 

 

François Houle

Vice-recteur aux études

Commentez

Commentez (Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Publicité