Apparemment, le conseil de ville de la capitale de notre pays voulait concentrer ses efforts sur l’échangeur 417/174 à la hauteur de la sortie St. Laurent. Dois-je rappeler que toutes les études sur le projet St. Laurent sont déjà complétées et que la construction débutera au printemps. Il s’agit encore une fois d’excuses de la ville d’Ottawa pour se trainer les pieds. Comme plusieurs qui vivent au quotidien les horreurs des embouteillages et accidents sur la route 17/174, je partage la déception de notre député à cet effet.
Le même jour où paraissait la lettre de M. Lalonde dans les journaux, un conseiller de la ville d’Ottawa nous informait dans son envoi collectif, des plans de la ville de ‘mise en œuvre de la sécurité routière sur la 174’. En gros ce ‘plan’ consiste en une ‘campagne de sensibilisation aux dangers de la vitesse’, et un ’ inventaire des panneaux de signalisation’. Qui plus est, la ville étudie la possibilité de réduire encore une fois, la vitesse permise dans la région de Cumberland. À mon humble avis, ce n’est pas sérieux, et c’est même inacceptable.
Quand la ville d’Ottawa (jadis la municipalité régionale d’Ottawa Carleton) a pris la responsabilité pour cette route, suite à une décision de Mike Harris il y a une décennie, elle savait fort bien que la 17 était jadis la transcanadienne, et que le mandat de cette route allait beaucoup plus loin que les limites frontalières de la ville. Elle savait qu’en plus de transporter le population locale, la 17 transportait un grand de gens vivant à l’extérieur de la ville et qui devaient se rendre à Ottawa pour le travail ou pour d’autres raisons. Elle savait aussi, que tôt ou tard, cette route devait être élargie. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, le refus de la ville d’Ottawa d’aller de l’avant est inacceptable, et M. Lalonde a bien raison d’être furieux.
Pour ma part, je manifesterai mon désaccord avec la ville d’Ottawa quand j’irai aux urnes cet automne. Entre temps, il nous reste un champion pour nous défendre dans ce dossier en la personne de notre député Jean-Marc Lalonde. Je suis un de ceux qui souhaitent que M. Lalonde change d’idée à propos de sa retraite déjà annoncée pour la fin du présent mandat. La seule chance que nous avons de d’améliorer la 17/174 est de convaincre Jean-Marc de demeurer en poste pour au moins un autre mandat.
Bien sur, Jean-Marc Lalonde a bien droit à sa retraite; je l’ai fait moi-même après trente ans de vie publique. Toutefois, je crois fermement que M. Lalonde caresse ce projet et que seul lui a une chance de le mener à bon port. Je l’encourage donc d’annoncer d’ici peu qu’il sollicitera un autre mandat. D’ailleurs j’encourage aussi la population entière de lui faire part du même appui.
Finalement, j’offre mes excuses à Mme. Gisèle Lalonde, la charmante épouse de Jean-Marc, pour ma tentative de retarder encore une fois, la retraite de son mari.
L’honorable Don Boudria, c.p.
L’honorable Don Boudria est ancien conseiller municipal de Cumberland 1976-1981,
Député provincial de 1981-1984,
Député fédéral de 1984-2006,
Ministre 1996-2003.
