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Égalité santé en français reçoit des appuis de la communauté franco-ontarienne



Égalité santé en français reçoit des appuis de la communauté franco-ontarienne

Égalité santé en français reçoit des appuis de la communauté franco-ontarienne

Publié le 11 Mars 2010
Publié le 21 Avril 2010
Kristina Brazeau RSS Feed

Une cause similaire à celle de l’Hôpital Montfort fait rage au N.-B.

C’est dans le lieu symbolique de l’Hôpital Montfort que différents organismes de la communauté franco-ontarienne ont donné leur appui à Égalité santé en français, qui poursuit le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour obtenir l’égalité des services en français et la gouvernance de ces services.

Sujets :
Hôpital Montfort , Assemblée de la francophonie , Cour suprême du Canada , Ontario , Nouveau-Brunswick , Moncton

Il y a deux ans, le gouvernement néo-brunswickois de Shawn Graham annonçait une réforme des régies de la santé et abolissait un programme pour les francophones, remplacé par un programme bilingue.

C’est donc à l’Hôpital Montfort, l’endroit même où 13 ans plus tôt la cour d’appel de l’Ontario reconnaissait que l’hôpital était une institution essentielle à la survie des Franco-ontariens, que plusieurs personnalités sont venues accorder leur appui à Égalité santé en français, un organisme qui défend les droits des francophones au Nouveau-Brunswick.

La présidente de S.O.S. Montfort, Gisèle Lalonde, le président-directeur général de Montfort, Bernard Leduc, la présidente de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Mariette Carrier-Fraser, ainsi que le juge à la retraite de la Cour suprême du Canada, Michel Bastarache, n’étaient que quelques-unes des personnes venues prononcer haut et fort leur appui à la cause. «(La lutte pour Montfort) est une preuve incontestable de votre volonté de vivre en français en Ontario. Nous avons vécu votre lutte à distance et c’est une véritable inspiration. Nous ne nous doutions pas que nous allions devoir vivre une lutte semblable», a indiqué le président d’Égalité santé en français, Hubert Dupuis. «Nous apprécions énormément l’appui que nous recevons aujourd’hui, a-t-il poursuivi. Les droits, ça ne se marchande pas, nous ne sommes pas à vendre. Ne cessez jamais de le croire», a-t-il ajouté, reprenant les paroles que Gisèle Lalonde avait prononcées lors d’une visite à Moncton.

La présidente de S.O.S. Montfort, le mouvement mis en branle au lendemain de l’annonce du gouvernement de Mike Harris de fermer l’Hôpital Montfort, n’a pas mâché ses mots envers les dirigeants du Nouveau-Brunswick. «Comment se fait-il qu’en 2010, on ait encore de la difficulté à vivre en français? On ne peut pas faire autrement que de se sentir lésés dans nos droits quand les droits de nos confrères sont brimés. Ça me fait de la peine de voir que les francophones de ce pays doivent encore monter aux barricades pour revendiquer leurs droits. Nous avons besoin de nos propres institutions, gérées par des francophones», a-t-elle scandé. «Préparez-vous à subir une écrasante défaite M. Graham. C’est une promesse que je fais aujourd’hui que si nous sommes solidaires et tenaces, nous allons l’emporter», a-t-elle poursuivi en sollicitant également l’aide des autres provinces dans le dossier.

Le juge à la retraite Michel Bastarache a aussi sommé les autres provinces à donner leur appui dans le dossier puisque cette situation pourrait se répéter dans l’ensemble du pays si rien n’est fait. «Je n’aurais jamais pensé après ma carrière de juge d’avoir à m’impliquer dans une lutte linguistique dans ma propre province, qui est la seule bilingue. Ce qu’on ne peut pas se permettre, c’est le recul. Ce n’est pas seulement une lutte pour les Acadiens. Si on peut se permettre d’éliminer le droit de gestion des francophones en santé, cela ne veut pas dire qu’on ne pourrait pas avoir une seule université bilingue ou un seul centre culturel bilingue, a-t-il donné à titre d’exemple. Tout ce qu’on demande au gouvernement, c’est de respecter ses propres lois.» «(Centraliser les services) ça va se faire dans tous les domaines et toutes les provinces. Il faut que les tribunaux acceptent que les droits fondamentaux soient plus importants que des considérations monétaires. Et pourquoi ce serait toujours la minorité francophone qui doit en subir les frais?», a-t-il terminé.

La cause sera entendue en cour le 13 juillet prochain.

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