Si le passage des Jeux olympiques n’a pas toujours été synonyme d’un legs pour la communauté d’accueil, c’est désormais le cas.
Il suffit de visiter Chamonix, en France, ville hôtesse des Jeux olympiques de 1924, pour comprendre qu’à cette époque les Jeux ne représentaient pas une occasion de bâtir pour l’avenir. Seul un monument unique à l’effigie des Olympiques rappelle que c’est dans cette ville qu’ont eu lieu les premiers Jeux olympiques d’hiver.
Dans le cas des Jeux de Vancouver, on parle d’un héritage de 580 millions $. Cette somme a été dépensée à la fois pour rénover et construire différentes installations sportives nécessaires à la présentation des Jeux.
C’est le Canada qui sortira gagnant de ces investissements. Les Jeux olympiques, bien qu’ils constituent un événement de grande envergure, servent de prétexte pour accroître l’accessibilité et la qualité des installations sportives canadiennes.
D’ailleurs, grâce à l’échéancier qu’a suivi le Comité organisateur des Jeux de Vancouver (COVAN), les nouvelles installations sportives ont pu être non seulement testées lors d’événements tels que des championnats mondiaux ou des épreuves de la Coupe du monde de différents sports, mais la construction est terminée depuis suffisamment longtemps pour permettre aux athlètes canadiens de se familiariser avec celles-ci.
Si on entend souvent parler de ce qui se trame du côté de Vancouver, la ville de Whistler bénéficiera elle aussi de la venue des Jeux olympiques en 2010. La majorité des 119,7 millions $ investis à Whistler, soit 104 millions $, a été consacrée au Parc olympique de Whistler, où seront présentées les compétitions de ski de fond, de saut à ski et de biathlon. Les autres 27,6 millions $ ont servi à améliorer Whistler Creekside, l’endroit où auront lieu les épreuves des sports de glisse.
Que ce soit l’Anneau olympique de Richmond, le Centre olympique de Vancouver (curling), un aréna à l’Université de la Colombie-Britannique (hockey) ou les travaux routiers visant à rendre l’autoroute entre Vancouver et Whistler plus sécuritaire, les chantiers de construction ont été nombreux.
Sans avoir l’ambition de transformer ces installations en centre d’entraînement national, le gérant du marketing et des affaires de l’organisme Héritage sportif Whistler 2010, Paul Shore, souhaite que ces installations permettent le développement d’une nouvelle génération d’athlètes canadiens et locaux. D’ailleurs, le plan de financement post-Jeux pour ces infrastructures reste encore à être déterminé.
Des installations sportives qui serviront pendant et après les Jeux
Depuis l’attribution des Jeux olympiques d’hiver de 2010 aux villes de Vancouver et de Whistler, on a beaucoup entendu parler des installations sportives qu’il fallait construire ou rénover afin d’être l’hôte de ce grand rassemblement sportif.
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