Cette demande a été formulée lors d'une rencontre publique organisée par des membres du conseil municipal, au Centre des arts Shenkman, la semaine dernière.
Selon les participants à la session d'information, plus de citoyens s'impliqueraient dans le nouveau programme s'ils pouvaient mettre un sac dans leur bac de compostage.
D'ailleurs, Doug Drouillard, un résident de l'est d'Ottawa a questionné la Ville à ce propos s'inquiétant de l'état des bacs lors de la saison estivale puisque son bac était déjà «collant».
Un autre citoyen a abondé dans le même sens que M. Drouillard. Se référant au programme intégré à l'Île-du-Prince-Édouard, il croit que le recours à des sacs facilite le travail des gens tout en éliminant les odeurs.
«Les sacs aident à résorber les odeurs, explique-t-il. La façon de faire est présentement inefficace», a-t-il ajouté, en mentionnant que le fait de devoir nettoyer, mettre de l'huile et des journaux dans le fond du bac étaient un fardeau supplémentaire pour les citoyens.
Désireux de voir le conseil changer sa procédure, il tente de faire pencher la balance en sa faveur. «Présentement, toutes les stratégies semblent superflues pour le conseil, continue-t-il. Ça passe ou ça casse», finit-il par dire.
Selon Marilyn Journeaux, responsable des opérations de compostage, l'ajout de sacs biodégradables signifie une augmentation du coût de l'ordre de 2,4 millions $ par année.
Elle fait remarquer que le conseil municipal a choisi cette option pour réduire le coût de l'initiative. Se comparant à la région de Pembrooke, elle a aussi indiqué que ce ne sont pas toutes les villes qui ont opté pour les sacs de plastique.
Selon elle, la Ville pourrait éventuellement considérer le fait de permettre l'utilisation des sacs biodégradables. Cependant, pour le moment, le programme n'étant qu'à ses débuts, la Ville compte faire en sorte qu'il fonctionne, mais sans majoration des coûts.
Mme Journeaux soutient aussi que plusieurs alternatives s'offrent aux citoyens, dont les sacs de la LCBO ou encore ceux de pop corn. D'après elle, tout est une question de modifier ses habitudes de vie.
Malgré certaines résistances face à ce projet, le conseiller d'Orléans, Bob Monette, a précisé que la Ville ne pouvait créer des tarifs différents pour les citoyens qui ne veulent pas adhérer au programme puisque celui-ci se fait à la grandeur de la ville.
De cette façon, souligne-t-il, les taxes s'appliquent au même titre que les taxes scolaires ou celles liées au transport sans considération pour l'utilisation.
En parlant de la valeur écologique du compostage, M. Monette croit que cette mesure aide grandement à prolonger la durée de vie des sites d'enfouissement, endroits dont la durée de vie est limitée.
Les résidents veulent des sacs de plastiques biodégradables
Programme des bacs verts
Les résidents d'Ottawa réclament l'ajout de sacs de plastiques biodégradables dans les bacs destinés au programme de compostage de la Ville afin de rendre l'opération plus propre.
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