La vraie Banque mondiale
Je suis d'accord avec le député d'Ottawa-Centre Paul Dewar en ce qui concerne l'échec de la Banque mondiale en Afrique. Je crois cependant qu'au-delà des piètres résultats des programmes de la Banque mondiale sur ce continent, nous devons nous pencher sur le rôle joué par cette importante institution partout dans le monde, avec notre argent, au cours des dernières décennies. La situation qui prévaut actuellement en Afrique et ailleurs dans le monde relève de causes précises. Il est important de rappeler qu'au cours des années 1980, les marchés céréaliers ont été déréglementés sous la supervision de la Banque mondiale et que les surplus céréaliers des États-Unis et de l'Union européenne ont systématiquement servi à détruire la paysannerie et à déstabiliser l'agriculture alimentaire nationale de plusieurs pays «en développement». […] Si nous devons fortement encourager l'aide alimentaire et médicale canadienne à l'endroit des populations dans le besoin, nous nous devons aussi et surtout de lutter sans relâche contre le capitalisme débridé qui entraîne cette misère. Avant la liberté des entreprises, il y a la liberté de tous les hommes et de toutes les femmes de la planète, et cette liberté passe d'abord par des droits fondamentaux, comme le droit à l'alimentation et le droit à la santé.