Les étudiants de la capitale pourront débuter l’année du bon pied alors que le conseil municipal a décidé, de façon unanime, de renverser sa décision d’imposer une limite d’âge pour les laissez-passer étudiants d’OC Transpo, hier matin.
«Cette limite était discriminatoire et infondée. C’est faux de croire que les étudiants de 28 ans et plus ont plus d’argent. Nous sommes extrêmement contents que les conseillers aient reconnu la validité de nos arguments et de façon unanime», s’est réjoui Gaétan Beaulière, de l’Association des étudiants diplômés de l’Université d’Ottawa.
«Le rapport présenté par la Ville initialement était inexact et nous devons réparer notre erreur (d’imposer une limite d’âge), a indiqué le conseiller Georges Bédard. Quand on regarde ce que les étudiants redonnent à notre économie, ce n’est rien (d’enlever la limite d’âge)», a-t-il ajouté.
Un grand nombre de conseillers ont reconnu qu’ils avaient fait une erreur en instaurant cette limite d’âge et qu’ils n’avaient pas les informations nécessaires pour prendre une décision éclairée, selon Gaétan Beaulière.
Alors que la limite d’âge représentait une dépense de 250$ de plus par année pour les étudiants, cela constituait une part infime du budget d’OC Transpo, soit 0,01%.
«L’âge moyen pour obtenir un doctorat n’est pas 28 mais 33 ans. Plusieurs autres conseils municipaux ou municipalités n’ont pas d’âge limite. L’âge limite aurait pour effet de décourager ceux qui retournent à l’école en imposant une barrière financière», a pour sa part souligné le président du Comité des transports, Alex Cullen.
«Les étudiants plus âgés paient les mêmes droits de scolarité; ils n’ont pas plus d’argent. En fait ce sont eux qui ont le plus de responsabilités. Souvent, ils ont des enfants et une plus grande dette d’étude. Il n’y a aucune raison que le budget soit équilibré à leurs dépens. Ces étudiants, comme tous les autres, font face à des obstacles financiers importants», a rappelé Gaétan Beaulière.
Les conseillers se sont entendus pour dire que ce sont les étudiants qui redonnent le plus à l’économie.
«Il faut se rappeler que les étudiants dépensent de l’argent dans notre société et qu’ils sont un grand outil économique», a noté la conseillère Diane Holmes.
La limite d’âge sur les laissez-passer étudiants représentait une augmentation des revenus de 200 000$ pour la Ville.
