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Des pièces et des promesses au Musée de la monnaie



Des pièces et des promesses au Musée de la monnaie

Des pièces et des promesses au Musée de la monnaie

Philippe Gonzalez
Publié le 23 Juillet 2009
Publié le 18 Février 2010
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Sujets :
Musée de la monnaie , Banque du Canada , Université Memorial de St-Jean , Terre-Neuve , Ferryland , Canada

Saviez-vous que Terre-Neuve abritait une colonie sur la côte anglaise de l’île entre 1621 et 1696?

Ferryland était une colonie qui accueillait des gens de partout au monde. Le 21 septembre 1696, les soldats français marchèrent sur Ferryland, ce qui a fait fuir les marchands et les habitants qui ont laissé de nombreux artefacts, dont des pièces de monnaie.

Le Musée de la monnaie de la Banque du Canada invite les numismates en herbe à venir découvrir le passé de cette colonie grâce à la monnaie avec l’exposition Des pièces et des promesses, qui sera lancée demain (vendredi). Quelque 80 pièces sont assemblées dans cette exposition.

Depuis 1992, une équipe d’archéologues fouille le sol de cette ancienne colonie anglaise. C’est en 2002, que l’équipe de l’Université Memorial de St-Jean (Terre-Neuve-et-Labrador) a approché le Musée pour identifier plus de 200 pièces de monnaie retrouvées depuis les premières fouilles.

D’après le conservateur de la collection nationale de monnaies de la Banque du Canada, David Bergeron, cette exposition permet au public de se rappeler cette période peu connue de la plupart des citoyens. «Ce genre de découverte nous a permis d’étudier le passé numismatique du pays. Nous avons pu ainsi découvrir le genre de monnaie utilisé au Canada avant qu’un gouvernement ait pu réglementer ce domaine au pays», a-t-il rappelé.

Ces fouilles ont par exemple permis de confirmer qu’il y avait beaucoup d’échanges entre les nombreux pêcheurs qui s’arrêtaient dans cette colonie. Cette exposition tente aussi de démontrer que le système économique était à l’époque très différent de celui d’aujourd’hui. Par exemple, jadis, il n’y avait pas d’État pour contrôler les échanges et la gestion de l’argent, a souligné M. Bergeron. «Les pêcheurs européens qui venaient à Terre-Neuve pour pêcher la morue emmenaient avec eux différentes monnaies du Portugal, de l’Espagne, de l’Angleterre et de la France, mais aussi différents articles, comme des jetons ou d’autres objets qui auraient pu être utiles pour des échanges commerciaux.»

L’une des pièces centrales de l’exposition est le premier jeton en plomb produit au Canada par David Kirke, entre 1638 et 1651. «Nous pensons que cette pièce est l’une des premières à être frappées au Canada. Elle montre que la pénurie de monnaie était telle que le chef de la colonie, David Kirke, a dû frapper ses propres pièces afin de faire des échanges avec d’autres commerçants et des pêcheurs», a-t-il conclu.

L’exposition gratuite Des pièces et des promesses est présentée au Musée de la monnaie de la Banque du Canada, situé sur la rue Sparks, entre les rues Bank et Kent, du 24 juillet au 13 décembre prochain.

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