Environ 148 000 personnes ont été victimes de fraude par carte de débit dans la dernière année au Canada, ce qui représente 104 millions $. Du côté de la fraude par carte de crédit, c’est 407 millions $ qui ont été perdus en 2008.
Devant ces statistiques accablantes, la section intégrée des produits de la criminalité de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) offre aux commerçants de la région ainsi qu’aux consommateurs des présentations sur les moyens de se protéger contre les crimes financiers comme la fraude par carte de crédit et les billets contrefaits.
Des représentants de la GRC étaient présents au Centre St-Laurent, mardi matin, afin d’offrir la formation aux commerçants.
Les façons d’identifier les faux billets ont été expliquées aux commerçants par deux étudiantes qui font les présentations durant l’été, Jenna Cuculuzzi et Sarah Marchildon-White.
Le programme existe depuis huit ans et connaît beaucoup de succès selon Sarah Marchildon-White. L’an dernier, environ 1200 personnes et 290 commerces ont assisté à la présentation.
«Il est important de vérifier les éléments de sécurité qui comprennent la bande métallique, les traits, l’image fantôme et le chiffre en morceaux, explique Mme Marchildon-White. La lumière ultraviolette n’est pas suffisante pour vérifier les billets. Frotter un billet ne constitue pas un élément de sécurité non plus.»
Selon la méthode TRIE, il est important de toucher le billet, le regarder devant la lumière, l’incliner et en examiner les éléments de sécurité.
Il est aussi important de noter que les billets les plus contrefaits sont les petites coupures, contrairement à la pensée populaire que ce sont les billets de 50 ou de 100 $.
La fraude par carte de crédit et débit est aussi chose courante. Les commerçants sont invités à traiter leur terminal comme de l’argent, puisque ceux-ci peuvent être volés et remplacés dans le but d’obtenir tous les renseignements des transactions effectuées par voie électronique.
La GRC se fait toutefois rassurante avec la mise en marché des nouvelles cartes de crédit qui comprennent une puce. «Le consommateurs fait tout lui-même. Il entre son NIP et le code de la puce change à toutes les transactions. Jusqu’à présent, il est impossible d’obtenir ce code», indique Sarah Marchildon-White.
Il y aussi d’autres éléments de sécurité sur les cartes de crédit, mais ceux-ci diffèrent d’une carte à l’autre.
Pour plus d’informations, les personnes intéressées peuvent visiter le www.banqueducanada.ca.
