Cette formation d'environ 25 heures sur l'économie sociale a été rendue possible grâce à un partenariat entre l'UCFO et la direction générale de la condition féminine de l'Ontario. Formées par la multiplicatrice Pascaline Ngoie, les participantes ont été initiées à l'économie afin de favoriser le développement communautaire.
«L'économie est un domaine dans lequel certaines femmes ne sont pas à l'aise. Pour les femmes qui ont des entreprises, il est important qu'elles sachent comment ça fonctionne. De plus, lorsqu'on regarde les statistiques de la pauvreté, les femmes y figurent plus souvent que les hommes», explique Mme Ngoie.
Réunies tous les samedis matin, elles ont eu la chance de parler de plusieurs concepts d'économie tant sociale que privée, en passant par le plan d'affaires, sans oublier l'importance du réseautage. De plus, la coordonatrice du projet, Ethel Côté, leur a donné un cours sur les étapes nécessaires pour mettre sur pied une entreprise sociale.
«Les commentaires reçus ont été très positifs. Certaines des femmes avaient déjà un petit commerce, mais il leur manquait plusieurs outils et éléments pour bien le gérer. D'autres ne savaient tout simplement pas comment s'orienter», affirme Mme Ngoie.
Cette initiation à l'économie est offerte à la grandeur de l'Ontario. En novembre dernier, 18 femmes de partout dans la province ont reçu une formation et maintenant, elles l'offrent aux femmes de leur région dans le Centre-Sud-Ouest, le Nord et l'Est.
Le cours Pleine participation des femmes à l'économie sera donné pour une période de deux ans. L’objectif est de former environ 500 femmes. «À la gradeur de la province, il y a eu beaucoup d'intérêts. Les femmes voient cette formation comme une manière de contrer leurs problèmes économiques personnels, mais aussi ceux de leur famille et de la communauté», explique Guylaine Leclerc, directrice-générale de l'UCFO.

