Même au début de cette olympiade, j’avais les frissons. De pouvoir être sur place, de constater l’ampleur de l’événement, de vivre cette expérience unique… Tout ça m’était déjà bien suffisant. Il a fallu que j’assiste à un moment marquant de l’histoire du sport canadien, dimanche après-midi. J’étais effectivement parmi les chanceux qui ont pu assister à la rencontre Canada – États-Unis. Quel match! À travers les autres journalistes, à quelques rangées seulement du premier ministre Stephen Harper qui siégeait à côté de Wayne Gretzky, j’ai vécu ce grand moment du sport. Je me souviens de la dernière conquête de la médaille d’or canadienne. J’étais dans la jeune vingtaine, j’habitais Banff, dans l’Ouest canadien. Je me rappelle avoir regardé la victoire dans un pub, puis d’être sorti dans la rue avec quelques milliers d’autres personnes alors que la bande à Mario Lemieux et Joe Sakic l’emportait 5 à 2 sur les Américains. Rien à voir avec ce qui s’est passé dimanche soir à Vancouver. Après la cérémonie de clôture, je suis sorti dans la rue pour voir comment les Vancouvérois – et les Canadiens – vivaient cette soirée magique. Je me suis dirigé vers la rue Granville, LA rue des bars et des restaurants de Vancouver. Il y avait foule. Selon les estimations, environ 150 000 personnes. On avait peine à avancer. Les gens criaient, sifflaient, chantaient, brandissaient leurs drapeaux unifoliés. Des gens souriants, se tapant dans les mains, entonnant l’hymne national. On félicitait même les Américains, peu nombreux dans les rues, pour avoir offert une si forte opposition. Des jeunes, des vieux, des riches, des pauvres. Toute une nation attendait cette victoire, qui est venue comme une espèce de cerise sur le sundae après des Jeux qu’on pouvait déjà qualifier de succès avant même la mise au jeu du match Canada – États-Unis. Ce que j’ai vu et vécu dimanche sur Granville entrera par la grande porte de ma boîte à souvenirs de ces Jeux olympiques de Vancouver. Certes, les dix médailles canadiennes pour lesquelles j’ai été témoin resteront des moments merveilleux. Mais pas seulement les médaillés. Tous les athlètes rencontrés, qu’ils soient montés sur le podium ou non, ont livré le meilleur d’eux-mêmes. Et c’est ça que je retiendrai des Olympiques. Me voilà assis à l’aéroport, parmi les dizaines de milliers d’autres étrangers qui retournent paisiblement chez eux. Merci, Vancouver.
Une dernière fin de semaine magique
Neuf médailles. C’est le nombre remporté par les athlètes canadiens au cours des trois derniers jours des Jeux de Vancouver. Quelle belle façon de terminer ces Olympiques!
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