«Ce projet, qui a été mis sur pied afin de créer un sens de fierté et afin de démontrer à la population que l’Ontario possède elle aussi ses propres vedettes et idoles, sera un véritable ébahissement au sein de la société», affirme la directrice générale de Direction Ontario, Nicole Guertin.
Pour le contenu de ces capsules, Direction Ontario a fait appel à Félix St-Denis. M. St-Denis avait déjà écrit un document du même genre pour la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et a accepté avec plaisir de collaborer. «À la FESFO, je me suis rendu compte de l’importance, pour les jeunes, d’avoir des sources d’inspiration de chez nous, d’avoir des modèles qui peuvent être près des jeunes», souligne-t-il.
Les «émérites» en question sont des artistes, des sportifs et des grands personnages historiques. Les capsules nous feront leur biographie et «nous feront découvrir l’Ontario français à travers eux», ajoute M. St-Denis. À titre d’exemple, Félix St-Denis nomme le Franco-Ontarien Réjean Bourdages, qui travaille depuis longtemps en animation et a même travaillé chez Disney. «Ce n’est pas pour rien que Shrek est vert, il est Franco-Ontarien!», ajoute M. St-Denis en riant.
Il nomme aussi Stéphane Lecour, que l’on connaît pour la piscine à Hearst, dans le Nord de l’Ontario, qui porte son nom. «Les enfants vont à la piscine, mais ne savent pas d’où vient le nom. Ils ne savent pas qu’il vient d’un modèle de persévérance, d’un espèce de Terry Fox franco-ontarien.»
Les capsules seront aussi catégorisées par région. «Le but c’est de créer un genre de GPS franco-ontarien», explique Félix St-Denis. Le tiers du contenu traitera de Franco-Ontariens de la région de l’Est. On y retrouvera l’humoriste Patrick Groulx, originaire de Gloucester, le médaillé d’or paralympique Jason Lachance, Michel Bénac, du groupe Swing, originaire de Vanier, ainsi que plusieurs autres.
C’est en travaillant au sein de la FESFO pendant 15 ans que M. St-Denis a pu fournir le contenu pour les capsules. «Je ramasse constamment des informations de ce genre.»
Il dit avoir rencontré des Franco-Ontariens modèles qui sont issus de petites villes et petites écoles franco-ontariennes. «Ce n’est pas parce qu’on étudie en français qu’on a moins de chances de réussir.»
Les capsules seront disponibles dès la mi-novembre sur le site Web de Direction Ontario.
«Le but c’est de créer un genre de GPS Franco-Ontarien.» - Félix St-Denis
