Les résidents sont arrivés à la rencontre de lundi soir (22 mars) à la recherche de réponses que les consultants n’étaient pas préparés à donner.
«Nous sommes fâchés à cause du processus», a lancé un résident. Un autre a indiqué que le public voulait de la «matière technique substantielle» et qu’il voulait parler avec les partenaires et ceux qui prenaient les décisions, pas avec des intermédiaires.
«Je comprends vos frustrations mais je ne suis pas une experte technique», a lancé la consultante du groupe PACE, Monique Stone, expliquant que son rôle était de recueillir des commentaires du public à savoir quels éléments clés de consultation il voudrait pousser plus loin.
Mme Stone a ajouté que le seul pouvoir qu’elle avait était d’utiliser les suggestions reçues dans le cadre de la rencontre à propos de comment procéder pour les demandes de propositions. En fait, la séance n’était pas à propos de donner des réponses mais plutôt de recevoir des commentaires au sujet de ce que les consultations futures devraient inclure.
Un résident en colère a déclaré que tout le processus était une farce, demandant pourquoi la population était consultée après que les trois corridors aient été choisis.
Le conseiller de Beacon Hill-Cyrville, Michel Bellemare, a dit qu’il avait le sentiment que la Commission de la capitale nationale et ses partenaires doivent retourner à la table à dessin parce qu’un corridor n’étant actuellement pas à l’étude devrait y être, soit celui de l’option Cumberland-Masson qui se relierait à une route périphérique.
Le fait que l’option Cumberland-Masson ait été retirée du processus est un problème fondamental qui «rend l’étude viciée», selon M. Bellemare.
Pendant ce temps, d’autres personnes ont suggéré que les politiciens prenaient des décisions selon qui criait le plus fort et que le député provincial ne représentait pas les intérêts des gens qui étaient dans la salle.
Ces accusations découlent de tout l’historique du processus de sélection des options, qui a vu le corridor de l’île Kettle étant identifié comme le préféré après la Phase 1. Selon Valerie McGriff de Aecom-Delcan, les partenaires de l’étude ont demandé aux consultants de poursuivre avec les trois corridors les mieux cotés, ce qui fait que les corridors 6 (île Lower Duck) et 7 (aéroport exécutif de Gatineau) sont maintenant inclus.
Marc Despatie, un représentant de la députée d’Ottawa-Vanier Madeleine Meilleur, a déclaré à la foule rassemblée qu’il n’y aurait jamais consensus quant à l’emplacement du pont. Il a aussi expliqué que Mme Meilleur n’aimait pas l’option de l’île Kettle parce que ça repousserait le problème de la Basse-Ville dans le secteur Manor Park, alors elle a insisté pour que les options 6 et 7 soient incluses dans la seconde phase.
Plus tard en entrevue, il a clarifié la position de la ministre Meilleur, expliquant qu’elle ne favorisait pas l’île Kettle mais plutôt un processus qui révélera quelle serait la meilleure option.
En ce qui concerne le corridor Canotek, peu de réponses ont été données aux résidents. Alors que Mme McGriff a clairement établi qu’aucun nouveau corridor ne serait à l’étude, elle a indiqué que différents «alignements» seraient considérés dans la prochaine phase. Ce que ces alignements pourraient représenter n’a pas été divulgué. (D’après un texte de Patricia Lonergan)
Le ton monte lors des consultations sur le pont
Les résidents ne trouvent pas les réponses qu’ils cherchent
Frustration et colère ont marqué une récente consultation publique communautaire sur le futur site du pont interprovincial entre Ottawa et Gatineau qui se tenait dans le secteur Beacon Hill Nord.
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