«Le chemin de fer clandestin est un élément historique bien connu. Il y a beaucoup de documentation en anglais, mais pas en français», affirme Félix Saint-Denis, le directeur artistique de L'écho d'un peuple.
Durant les années 1850, le chemin de fer clandestin a joué un rôle prépondérant auprès de 30 000 Afro-Américains qui voulaient fuir le joug de l'esclavage et des champs de coton du Sud des États-Unis. Ce réseau d'entraide a permis aux esclaves fugitifs de se libérer de leur situation pour venir s'établir au Canada, plus précisément à d'Amherstburg, près de Windsor ainsi qu'au Niagara.
«Le chemin de fer clandestin est un tableau intéressant. Étant donné que le spectacle ne dure que 2h30, c'est difficile de tout mettre dans le spectacle. La vignette permet donc en quelque sorte de boucler la boucle, car c'est un incontournable dans la région (Windsor)», explique M. Saint-Denis.
En plus de représenter une page d'histoire, la vignette porte un message choc, mais positif. Elle se veut une réflexion sur le pouvoir de réduire l'exploitation humaine à travers le monde. Le tournage de ce clip a d'ailleurs été très marquant pour la jeune Roselyne Dougé-Charles, une jeune actrice d'origine haïtienne.
«Dans le clip, la jeune comédienne devait éclater en sanglots. Comme la vignette a été tournée une semaine après le séisme en Haiti. Elle nous a dit après, "J'ai pensé à ma famille en Haiti", raconte le directeur artistique de L'écho, en ajoutant qu'elle avait tellement réussi à craquer lors du tournage que tous les autres jeunes acteurs ont eu une boule dans la gorge et les larmes aux yeux.
Pour l'heure, L'écho d'un peuple reprend du service sur la route afin de continuer sa tournée mini-écho. Une quarantaine d'écoles sont prévues au programme et ce, aussi loin que Red Lake, une municipalité située à 100 kilomètres de la frontière manitobaine.
En août, le Festival L'écho en fête revient à la ferme Drouin. Tout ça en attendant le retour de la mégaproduction en 2011.

