Une synthèse du professeur Glen Kenny et de ses collaborateurs de la Faculté des sciences de la santé de l’Université d’Ottawa, publiée récemment dans le Canadian Medical Association Journal, révèle que les personnes âgées de plus de 60 ans sont plus vulnérables aux vagues de chaleur.
On dénombre dans cette catégorie d’âge de 82 à 92% plus de décès que la moyenne. Selon des études physiologiques menées en laboratoire, on observe chez les sujets plus âgés, comparativement aux jeunes, une réduction de la capacité de percevoir la chaleur et un ralentissement des mécanismes de thermorégulation (régulation vasomotrice adéquate et transpiration abondante permettant de rafraîchir le corps).
Leur capacité de répondre à la soif est également retardée et il leur faut plus de temps pour se remettre d’un épisode de déshydratation.
L’étude révèle que le risque de mortalité est aussi plus élevé chez les personnes appartenant aux groupes socio-économiques défavorisés, moins instruits ou socialement isolés.
Selon M. Kenny, ces travaux ne représentent que le début et pourraient constituer une piste intéressante pour des recherches ultérieures. «Il faudra notamment vérifier si ces phénomènes découlent d’une anomalie de la thermorégulation affectant tout l’organisme ou simplement de réactions locales à la perte de chaleur», explique-t-il. (K.B.)

