Ce dernier, dans son discours d’ouverture, a cependant demandé aux agriculteurs d’être à l’écoute de l’organisme et de donner leurs opinions sur différents sujets, tout au long de l’année.
«C’est tout un job bénévolement (la présidence de l’UCFO). Mais je ne veux pas le faire seul. On se fie trop sur nos organismes, ce n’est pas correct. Dans Agricom par exemple, il faut voir vos propres idées. Il faut que vous nous le laissiez savoir ce que vous pensez», a-t-il martelé.
Au sein du nouveau conseil d’administration, il sera épaulé par M. Etter, de même que Jocelyn Levac, Normand Brunette, Nicolas Dessaint et la nouvelle venue, Josée Laflèche.
Au cours de la prochaine année, l’UCFO tente également de ravoir sa part du gâteau du gouvernement provincial et de ramener une partie du financement qu’il avait jadis.
Lors de la dernière année, l’UCFO a reçu un peu moins de 100 000 $, ce qui à première vue, est tout près de son objectif. Mais selon l’éditeur du journal Agricom, Pierre Glaude, le danger se retrouve dans le mode d’attribution de cet argent.
«Avant, il y avait une entente et maintenant, les fonds sont accordés de manière plus ponctuelle. Ce que le gouvernement peut faire, c’est reprendre à sa charge les frais d’inscription des agriculteurs. À l’heure actuelle, la compagnie Agricorp charge 8,90 $ par cotisation en frais d’administration. Il faudrait que nos organismes comptent sur le 150 $ au complet que les agriculteurs versent et non sur seulement 141,10 $», insiste-t-il.
En reprenant ces frais à sa charge, le gouvernement pourrait semble-t-il économiser une somme de près de 400 000 $.
L’UCFO pourrait ainsi aisément retrouver le 50 000 $ permanent qu’il recevait du ministère, tandis que les autres organismes agricoles respireraient tous un peu mieux.
«On n’aurait pas besoin de rouvrir la loi. On travaille actuellement pour ravoir le financement de 150 000 $ que l’on avait au départ. Avec les élections qui s’en viennent à l’automne, personnellement, je pense que la réponse pourrait être oui (à ce que le gouvernement reprenne les frais à sa charge)», a poursuivi M. Glaude.
En dépit de ce financement stable, l’UCFO est néanmoins parvenu à faire équilibrer ses livres pour une énième année. Ce que l’organisme recherche cependant avec ce financement, c’est de l’argent récurrent pour financer des projets d’envergure.
Néanmoins, le directeur général de l’organisme par intérim, Félix Bussières, étaient satisfaits des finances. «Il y a une nouvelle section dans le Nord et on recrute encore beaucoup là-bas. Mais il y a une meilleure conscientisation pour pallier la brisure entre le monde agricole et le monde urbain».
