Alors que les négociations avaient repris hier matin entre l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) et la Société du Musée canadien des civilisations, les pourparlers ont été de nouveau rompus en soirée après que la direction du Musée a demandé aux employés de retirer leur proposition visant la protection de leurs emplois contre la sous-traitance.
Les 420 employés du Musée canadien des civilisations et du Musée de la guerre sont en grève depuis le 21 septembre. À la fin du mois d'août, ils avaient voté à 92 % pour la grève. Le 18 septembre, les pourparlers se sont enlisés. Les deux parties se sont réunies de nouveau au bureau du médiateur fédéral hier après-midi mais n’ont pas pu conclure d’entente puisque l'employeur a rejeté la principale revendication des employés sur la sécurité d'emploi.
«Au cours de la rencontre, l'employeur a indiqué qu'il était prêt à discuter des questions en suspend, mais non sans d'abord insister pour que notre équipe abandonne sa position sur la protection contre la sous-traitance, a souligné Daniel Poulin, président de la section locale 73096 de l'AFPC. Après plusieurs heures de discussion, la Société a clairement indiqué qu'elle voulait conserver sa prérogative sur la sous-traitance et la mise en disponibilité», a-t-il ajouté.
«En raison de la conjoncture économique, les travailleurs veulent obtenir des garanties qu'ils ne perdront pas leur emploi et que les emplois ne seront pas confiés au plus bas soumissionnaire du secteur privé, de dire Maria Fitzpatrick, vice-présidente exécutive régionale de l'AFPC pour la région de la capitale nationale. La Société du Musée canadien des civilisations est une société très bien financée qui gère deux des plus prestigieux musées dans la région d'Ottawa-Gatineau, si non de l'ensemble du Canada. Les employeurs qui estiment vraiment leurs employés n'hésitent pas à offrir une sécurité d'emploi. Pour les travailleurs des musées, cette protection est essentielle et signifie qu'il faut interdire la sous-traitance.»
L'équipe de négociation de l'AFPC a réaffirmé sa volonté de négocier tout en précisant que toute négociation future doit inclure des mesures de protection contre la sous-traitance. (K.B.)

