Mairie : les tractations ont débuté



Mairie : les tractations ont débuté

Mairie : les tractations ont débuté

Richard Cléroux
Publié le 29 Octobre 2009
Publié le 18 Février 2010
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Sujets :
Ville d’Ottawa , Chambre des communes , Transports de l’Ontario , Ottawa , Quartier Capitale

Il reste encore un an, mais à l’Hôtel de Ville d’Ottawa, on parle déjà des élections municipales de 2010. Difficile à croire, mais en dépit de tous les déboires et les échecs qu’il a connus, le maire Larry O’Brien semblerait intéressé à se présenter de nouveau.

Les réunions au conseil de ville sous O’Brien sont un désastre, avec un maire qui ne semble pas le moindrement intéressé à ce que les conseillers ont à dire, qui se promène autour de la table, va parler à d’autres personnes, et généralement est absent en esprit même s’il est présent en corps.

Sa décision d’annuler le projet du train rapide nous a coûté 87 millions $ pour rien. La plus grande dépense inutile dans l’histoire de la Ville d’Ottawa. Et ce, venant d’un homme qui nous avait promis une saine gestion des deniers publics.

Comment peut-on oublier lorsqu’il nous avait promis «Zéro veut dire Zéro», une promesse de geler les taxes qu’il n’a jamais pu réaliser. Les plus grands «Zéros» étaient les électeurs qui ont avalé ces sottises et ont voté pour des promesses semblables.

La pire humiliation fut de voir O’Brien traîné en cour par la police, accusé d’une magouille électorale pour débarquer de la scène un adversaire, Terry Kilrea, avant même le début de la dernière campagne. O’Brien a été acquitté.

Ne faites pas erreur. O’Brien est loin d’être battu. Il a toujours la grosse machine conservatrice derrière lui, la gang à John Baird, Brian McGarry et Pierre Poilièvre. Ces gars-là savent faire des élections. Ils ne sont pas au pouvoir pour rien à la Chambre des communes.

L’adversaire le plus redoutable contre O’Brien pourrait bien être le ministre des Transports de l’Ontario, Jim Watson, le toujours très populaire ancien maire d’Ottawa. Il n’est toujours pas décidé.

Watson vacille et passe son temps à lancer des roches à O’Brien à partir des estrades. Il aurait sa grosse machine libérale avec lui, mais le problème chez les Libéraux est que chacun se pense le choix idéal pour devenir maire d’Ottawa.

En tête, on retrouve Bob Chiarelli, qui rêve toujours de redevenir maire, en dépit du fait qu’il soit disparu de la scène municipale depuis sa défaite humiliante il y a trois ans.

On croyait Chiarelli mort et enterré, et voilà qu’il renaît de sa fosse politique aujourd’hui, juste à temps pour l’Halloween, prêt à livrer une bataille macabre contre O'Brien.

La dernière fois, O’Brien est allé chercher 47% du vote, le flamboyant Alex Munter a fini bon deuxième avec 36%, et le pauvre Chiarelli, en troisième place, avec un misérable 16%.

Munter n’est plus dans le portrait. Il avait des dettes électorales épouvantables à payer. Mais il y a bien d’autres Libéraux dans les parages prêts à diviser le vote libéral ou progressiste pour laisser passer de nouveau O’Brien.

Le conseiller Alex Cullen est le seul qui ait déjà déclaré qu’il sera définitivement candidat à la mairie. Mais Cullen peut dire presque n’importe quoi, n’importe quand, à n’importe qui, bien qu’il ait souvent plus raison que bien des autres conseillers – ceux qui sont très discrets dans leurs énoncés, mais qui, en fin de compte, finissent par faire exactement ce que le maire leur dicte.

Il y a trois autres candidats possibles : les conseillers Peter Hume, Diane Deans et Rick Chiarelli (qui partage plus le nom de son cousin lointain que son idéologie politique).

II y aurait pu en avoir un autre, qui a certainement assez de tête pour faire un bon maire, mais qui s’est toujours laissé emporter par des déclarations intempestives. C’est Clive Doucet, le très dévoué conseiller progressiste du quartier Capitale. Le problème : Doucet a brûlé plus de ponts à l’Hôtel de Ville qu’une armée de la Seconde Guerre mondiale. La droite ne peut pas le sentir, le centre s’en méfie, et la gauche n’est pas assez nombreuse à Ottawa.

Donc, si Watson ne se présente pas, on sera bien pris avec O’Brien pour un autre cinq ans à l’Hôtel de Ville.

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