Personnalisez votre journal

Des élections s’en viennent



Des élections s’en viennent

Des élections s’en viennent

Richard Cléroux
Publié le 18 Juin 2009
Publié le 18 Février 2010
Richard Cléroux RSS Feed
Sujets :
Canada , Orléans , Royaume d’Orléans

Des élections approchent, plus vite qu’on ne s’en attendait, et avec des drapeaux.

Au Parlement, le Premier ministre Stephen Harper et le chef libéral Michael Ignatieff se tiraillent à savoir si les prochaines élections auront lieu cet été ou à l’automne.

Pendant ce temps, la lutte se réchauffe entre Libéraux pour l’investiture dans Ottawa-Orléans. S’il y a une circonscription baromètre au Canada, c’est bien celle-ci.

Mais depuis 2006, il y a deux élections, c’est l’infatigable Royal Galipeau, un ancien rouge devenu bleu, qui est roi et maître fédéral dans le Royaume d’Orléans.

Par deux fois son adversaire de taille, Marc Godbout, a tenté de le débarquer, chaque fois sans succès. Cette année sera possiblement le tour de quelqu’un d’autre. Galipeau n’a besoin que d’un autre mandat de trois ans pour avoir sa pension.

Ce n’est pas l’intérêt qui manque parmi les Libéraux. Il y a quelques mois, après les rumeurs que Godbout avait perdu intérêt à affronter Galipeau de nouveau, tout d’un coup, il y avait neuf candidats potentiels pour les Libéraux. Maintenant, il en reste beaucoup moins.

Il y a Judith Cane, une femme d’affaires bien connue dans Orléans, profondément impliquée dans les oeuvres artistiques de la région depuis bien des années, qui a su rassembler une équipe forte autour d’elle. Mais elle ne s’exprime pas en français, dans une circonscription qui est profondément divisée entre francophones et anglophones.

Il y a Rainer Bloess, conseiller municipal, qui amène beaucoup d’expérience et une connaissance de la droite fiscale, un homme très admiré par les siens dans l’Orléans profond.

Il y a un avocat, David Bertschi, originaire de Ste-Adèle au Québec, le seul candidat bilingue à date, qui est un vieux militant, bien connu de la haute gomme libérale et sûrement connu au moins par les clients de son bureau d’avocat à Ottawa.

Pendant que les Libéraux se battent entre eux pour l’investiture, Galipeau, un ancien rouge viré bleu, qui est parfaitement bilingue, reste bien assis, avec une nomination signée dans sa poche, confiant de l’appui de son boss, Stephen Harper.

Galipeau a gagné Ottawa-Orléans en 2008 avec 44,9% du vote, ce qui est assez fort – 6,1% de plus que Godbout. Ce dernier pourrait toujours décider à la dernière minute de se présenter une fois de plus contre Galipeau, mais le temps presse. À un certain moment, les Libéraux parlaient de recruter Ronald Caza, le célèbre avocat franco-ontarien et grand défenseur de la cause. Il aurait été un adversaire formidable contre Galipeau. Mais avec la cause de la municipalité du canton de Russell sur l’affichage bilingue qui s’en vient en cour, Caza avait d’autres chats à fouetter que de se lancer en politique fédérale.

Galipeau est un vieux routier de la politique. Il a déjà commencé sa campagne électorale sans que ça ne lui coûte une cenne de ses fonds électoraux. Il a distribué des milliers de cartes postales à ses électeurs, les invitant à lui faire une demande pour un drapeau canadien, qu’ils doivent arborer à leur résidence, le tout faisant partie d’un concours préélectoral organisé par les députés conservateurs.

Galipeau a des dizaines de milliers de drapeaux à distribuer dans sa circonscription. C’est génial. L’astuce est simple : Galipeau = drapeau. Et drapeau = soyons Canadiens. Donc, soyons Canadiens = votons Galipeau.

La guerre des drapeaux est déjà gagnée par les Conservateurs avant même que les Libéraux ne s’en rendent compte. Le chef libéral, Michael Ignatieff, pourrait toujours distribuer des petits drapeaux américains de porte en porte dans Ottawa-Orléans.

Galipeau a déclaré dans un communiqué dernièrement que la distribution des drapeaux s’inspirait de sa fierté et de son amour pour le Canada, «le meilleur pays au monde».

Il ne se souvient sans doute pas que Jean Chrétien est allé une coche au-dessus avec «le Canada, le plus meilleur pays au monde».

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

L'Express Ottawa n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Publicité