«C'est l'histoire de deux publicistes qui obtiennent un contrat avec l'Armée canadienne, raconte le metteur en scène de la pièce, Éric Perron. La pièce parle de l'industrie militaire de façon assez originale. Ils (les deux personnages) s'enferment dans une salle pendant dix jours où ils vont focaliser pour trouver le meilleur slogan de l'armée.»
Cet enfermement poussera les deux protagonistes à se questionner sur la guerre et la publicité. Cependant, ce ne sont pas des gens des plus ordinaires qui sont cloîtrés dans cette salle, selon Éric Perron. «Ce sont des gens assez particuliers, des cokés qui sont sur la grosse débauche, explique le metteur en scène. Ils ont maintenant énormément d'argent, mais ne sont pas habitués d'en avoir.»
En termes de décor, le metteur en scène de 24 ans n'a pas trop exploité cet aspect misant davantage sur le dialogue et la réflexion des deux personnages interprétés par Alexandre Bazinet, dans le rôle de Paul, et Philippe Landry, dans celui de Gilles. «Leurs idées (aux personnages) sont mis de l'avant et non pas ce qui se p
asse physiquement, souligne l'étudiant en théâtre à l'Université d'Ottawa et metteur en scène de la pièce écrite en 1989. C'est une mise en scène dénudée, métallique où on déconstruit le décor», ajoute Éric Perron.
Malgré une certaine tension entre les deux personnages, le responsable de la mise en scène parle d'une pièce qui allie «tension par moment et chaleur par d'autres». «Cette pièce met en évidence le côté narcissique et assez sombre de Michel Garneau», constate Perron en précisant que ça reflétait la société dans laquelle nous vivons.
La pièce Les Guerriers sera pour quatre jours au Studio Léonard Beaulne de l'Université d'Ottawa. Les 1er et 2 septembre, elle sera présentée à 20h, le 3 septembre à 13h et 18h30, et le 4 septembre à 18h30. Les billets sont en vente au coût de 5$.
