Place au théâtre



Place au théâtre

Place au théâtre

Stéphanie Rhéaume
Publié le 15 Février 2007
Publié le 18 Février 2010
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La Comédie des Deux Rives présente L’illusion comique de Corneille

La Comédie des Deux Rives de l’Université d’Ottawa présentera L’illusion comique de Pierre Corneille, à la Salle académique, du 13 au 17 février. Pour la troupe de jeunes comédiens, c’est l’occasion de faire rejaillir une pièce dans l’ombre du Cid, l’œuvre maîtresse du dramaturge français.

Afin de prolonger les célébrations entourant le 400e anniversaire de naissance de Corneille, la troupe francophone plonge dans une pièce aux registres multiples. En cinq actes, le jeu passe de la pastorale, à la commedia dell’arte, en glissant vers la comédie héroïque et la tragi-comédie, puis enfilant une dégringolade en finale transportée par la tragédie. «C’est la meilleure façon de présenter le théâtre du 17e siècle, soutient la metteure en scène, Dominique Lafon, directrice du département de lettres françaises et professeure au département de théâtre. Ce n’est pas un défi, c’est un plaisir.» L’illusion comique, c’est l’histoire de Primadant (Simon Lalande) à la recherche de son fils Clindor (Marc-André Boyer) qui s’est enfui de la maison paternelle une décennie plus tôt. Un magicien, Alcandre (Jacynthe Dupont), vient en aide au père en lui permettant de voir le passé et de comprendre ce qui est advenu de son fils. «C’est une pièce sur le coup de théâtre, sur la surprise et l’écho du théâtre», explique Mme Lafon.

La douzaine de comédiens s’affairent à apprivoiser les alexandrins de Corneille depuis six semaines. C’est le temps que cela aura pris pour constituer cette troupe spontanée et éphémère. «Par le taux de fous rires qui éclatent en répétition, je peux vous assurer que la chimie est très bonne», confirme Mme Lafon.

La spécialiste de la dramaturgie classique a concocté une mise en scène évoquant les modalités représentées à l’époque de Corneille. Dans un décor en point de fuite, la scène réserve un espace restreint pour le jeu des acteurs en première partie. Au moment où la trame tragique s’empare de l’histoire, la bande de jeu se colle plus près au spectateur.

Les costumes d’Isabelle Bélisle, les décors de Brian Smith, le tout mis en lumière par les éclairages de Margaret Coderre-Williams complètent l’esprit cornélien de L’illusion comique.

Pour assister aux représentations, il en coûte 10 $, tandis que les aînés et les étudiants bénéficient d’un tarif spécial à 6 $. Pour plus de renseignements ou pour faire une réservation, les personnes intéressées peuvent téléphoner au 613-562-5761.

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