Cory Trépanier ne se contente pas de peindre des paysages. Il les vit et les fait partager. L'artiste-peintre, originaire du Québec, mais qui vit désormais non loin de Toronto, présente son deuxième film-documentaire consacré à l'Arctique, pour la première fois à Ottawa.
« Tout a commencé quand j'ai fait mon site Web, il y a 10 ans. Je voulais montrer aux gens où je faisais mes peintures, qu'ils voient que ce n'étaient pas à partir de simples cartes postales. Je mettais donc de petits films de présentation d'une ou deux minutes. Lorsque j'ai présenté ces petits films à mon exposition, leur succès m'a encouragé à continuer ».
La grande aventure commence donc en 2006. Un premier film sort sur le nord-ouest où M. Trépanier s'est rendu avec sa femme et ses deux filles. Pour aller dans à l'est, il a cette fois préféré n'emmener que son frère.
« C'est beaucoup plus dangereux ! Quand vous vous retrouvez à traverser des rivières ou que vous êtes sur une toute petite embarcation avec d'immenses icebergs autour, ce n'est pas très rassurant. La marche était également assez éprouvante ».
Les richesses du Canada
Au cours de ses dernières pérégrinations dans les coins isolés du Nunavut, en juillet, il a eu notamment l'occasion de croiser les loups de l'Arctique, animaux plus curieux qu'agressifs. De ces magnifiques aventures, il a réalisé un deuxième film, qui a déjà été présenté dans six villes au Canada.
« Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'Arctique ce n'est pas seulement de grandes plaines blanches. Il y a une formidable diversité de paysages. Tout le monde n'aura pas la chance d'y aller un jour dans sa vie, alors en réalisant ce film, j'emmène les spectateurs et leur fait voir les richesses inestimables de notre pays, qu'il est important de protéger. Souvent, à la fin de la projection, ce sont les personnes plus âgées qui viennent me remercier de leur avoir fait vivre ce qu'ils ne pourront jamais faire ».
Aujourd'hui, le peintre continue à travailler sur les œuvres inspirées de ses voyages dans le grand nord. L'immensité des lieux l'oblige à réaliser de grands formats, mais bon nombre de tableaux ont déjà été réalisés durant le voyage, sur un canoë, à bord d'un bateau, d'un hélicoptère ou à pied. Le moindre petit bout de terre suffisait pour poser son chevalet.
« Ça me permet d'avoir différentes perspectives », explique-t-il.
La présentation d'Into the Arctic II à Ottawa sera suivie d'une période de questions et d'une réception où il sera possible de rencontrer M. Trépanier et de se procurer son film en DVD. L'artiste aura également un kiosque durant tout le Northern Lights Business and Cultural Showcase, jusqu'au 4 février.
Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le www.northernlightsottawa.com.

