Elle a éclaté lorsque les États-Unis ont déclaré la guerre à la Grande-Bretagne en signe de protestation au soutien accordé aux autochtones dans leur résistance face à l’expansionnisme américain. Aux dires des dirigeants du Musée, cette exposition sera l’une des «plus imposantes et innovatrices» de son histoire.
Baptisée temporairement Les quatre guerres de 1812, elle retracera l’origine et le déroulement du conflit du point de vue des quatre acteurs principaux de la guerre : les Britanniques, les Canadiens, les Américains et les Premiers Peuples.
«On a divisé l’exposition en quatre sections et dans chacune, on parle d’une perspective, dit Dr Peter MacLeod, historien au Musée de la guerre. Dans la section américaine, par exemple, on parle de la guerre vue par les Américains. Pour eux, c’est une deuxième guerre de l’indépendance contre les Britanniques.»
Pour Dr MacLeod, il est important que le Musée souligne le bicentenaire de cette guerre puisqu’elle a façonné l’histoire canadienne. «Ça nous donne l’occasion de parler d’une guerre que plusieurs personnes à travers le Canada ne connaissent pas beaucoup, sauf au Sud de l’Ontario», dit l’historien.
L’exposition mettra en vedette 150 artéfacts, dont quelques-uns sont des pièces uniques du Musée de la guerre. Parmi les items que les visiteurs pourront voir de près, il y a la tunique portée par Sir Isaac Brock, dont le nom de famille a été immortalisé par la municipalité de Brockville et l’Université Brock, lorsqu’il a été tué par une balle lors de la bataille des Hauteurs de Queenston. Par ailleurs, le trou laissé par la balle sur le vêtement est toujours visible.
«Isaac Brock est un officier qui a commandé les forces britanniques au Canada pendant la première année de la guerre, raconte Dr MacLeod. Il avait un caractère très fort. C’est lui qui a gagné la bataille à Détroit. Il est surtout reconnu pour sa mort ».
Exposition itinérante et catalogue
En plus de l’exposition qui sera présentée au Musée de la guerre, l’organisation en présentera également une itinérante afin de permettre au plus grand nombre de Canadiens de pouvoir observer de près certains artéfacts.
Un bouquin mettant en image certains items présentés par l’exposition, pimenté par des textes du Dr MacLeod, sera également en vente auprès du public.
«Le mandat du Musée est de rayonner à travers le pays, explique Yasmine Mingay, gestionnaire aux communications pour le Musée de la guerre. Depuis plusieurs années, on fait voyager des expositions à travers le pays. Dans ce cas-ci, nous aurons une exposition ici et deux de ces versions qui pourront être prises par différents musées et divers lieux à travers le pays pour les gens ne sachant pas s’ils seront en mesure de venir voir leur propre patrimoine à l’intérieur de nos quatre murs.»

