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Se détacher pour se libérer

Publié le 15 Septembre 2011
Publié le 15 Septembre 2011

Par Karine Régimbald

Sujets :
Moose Creek , Casselman , Hawkesbury

Même s'il vient à peine de publier un roman en juillet dernier, L'ineffable Père Rosario, l'auteur originaire de Moose Creek, Jacques Gibeault, ne compte pas en rester là puisqu'il sortira sous peu une prochaine œuvre intitulée Les mains libres et qui portera sur le détachement.

Selon cet auteur qui en est à son quatrième livre, cette thématique est essentielle pour se libérer des liens matériels parfois trop bien ancrés. C'est donc par hasard qu'il a retrouvé les fruits de ses recherches de près de trois décennies pour les transformer, sous le couvert de l'humour, en capsules.

«Ça faisait 25 ans que je ramassais des documents sur le détachement. J'ai trouvé mon dossier et j'ai décidé d'en faire un livre», explique simplement Jacques Gibeault.

Ayant investi toute sa carrière dans le domaine de l'éducation, notamment à titre d'enseignant dans les écoles secondaires de Casselman, de Hawkesbury et d'Eastview à Vanier, de directeur et de surintendant, l'auteur a dû apprendre à se détacher pour bien vivre sa retraite.

«Ça fait plusieurs années que je me suis retiré du monde de l'éducation. Je me suis retrouvé une sorte de thérapie. Ça m'a aidé au niveau de ma retraite», raconte-t-il.

Ainsi, pour apprendre à laisser aller sa vie professionnelle et prendre du recul, M. Gibeault s'est lancé dans de multiples lectures sur le sujet. «Je faisais beaucoup de lecture pour m'aider à me détacher de ma vie exigeante, de mon agenda et pour être avec ma famille. Je sentais ce besoin-là», confie-t-il.

Le détachement prend un sens particulier, et ce, surtout rendu à un certain âge, précise-t-il. «Je vois des gens qui passent d'une maison à une résidence (pour personnes âgées). Si tu n'as pas appris cette habitude de vie plus jeune, tu vas avoir de la difficulté, constate-t-il. Ça s'applique davantage au vieil âge, au bel âge.»

Écrire pour contribuer

Pour M. Gibeault, qui habite maintenant Ottawa, écrire se veut en quelque sorte sa contribution à la culture franco-ontarienne. «C'est une contribution au patrimoine franco-ontarien. Dans mon roman, ça commence en 1900, donc on récupère des moments de l'histoire franco-ontarienne et du Canada», explique-t-il.

À travers son livre autobiographique, Le violon de mon père chante encore, il trace une histoire qui se veut à l'image de son Moose Creek natal. «C'est au sujet de mon enfance à Moose Creek et de mes études à Cornwall. Ça l'a bien marché parce que Moose Creek est un village typique avec les calomnies, la médisance, le fou du village et un handicapé», soutient-il.

À la suite de cette première œuvre, M. Gibeault a publié Clin d'œil à l'Afrique pour ensuite avoir mis sur les tablettes son roman, L'ineffable Père Rosario, en juillet dernier.

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