Chant, danse, chorégraphie et mise en scène sont tous des éléments qui se scindent au sein de la troupe des Chansonniers d’Ottawa, un regroupement qui offre des spectacles dans la capitale nationale depuis presque quarante ans.
«Ça l’a commencé comme une chorale liturgique et puis après un certain temps, on a décidé d’apprendre un répertoire profane et de donner des spectacles et des concerts», explique Gilles Julien, lui qui est le fondateur du regroupement de quelque 60 choristes avec sa défunte femme Françoise Delisle-Julien.
«On a donné un premier spectacle. Après, on a continué à inviter des gens avec nous. On a monté jusqu’à 100 à un moment donné, mais ça s’est toujours stabilisé à 70.»
Avant de démarrer le projet des Chansonniers d’Ottawa, M. Julien avait fondé trois chorales à Québec, lui qui est originaire de cette ville. Fondée en 1974, cette troupe vise essentiellement à offrir à ses membres un loisir culturel et musical en français. Elle offre d’ailleurs un répertoire des plus grands chansonniers du monde francophone.
«On est à 95% francophone. On fait la promotion du français. C’est même un des objectifs de la troupe. On a trois objectifs, un pour la musique, un autre pour offrir de la formation musicale et un autre pour faire la promotion du français en milieu minoritaire», fait savoir M. Julien.
Des francophiles prennent aussi part aux activités des chansonniers d’Ottawa. Cette année, ils sont cinq ou six qui ont joint les rangs de l’organisation.
Lucille Fortin est impliquée dans la troupe depuis ses débuts. Établie à Ottawa depuis 1967, elle s’intéresse à la musique depuis sa tendre enfance. «Ça vient de mon enfance, fait-elle remarquer. Ma mère chantait.»
Bâtir des liens solides
Être membre des Chansonniers d’Ottawa va bien au-delà de la musique et de la chanson puisqu’avec le temps, plusieurs artisans du regroupement se bâtissent des liens d’amitié solides.
Pour Mme Lamarche-Goyer, qui est originaire d’Ottawa, prendre part à un tel regroupement est précieux. «C’est la musique. Ce sont les amis et les gens. J’aime chanter et j’ai appris à aimer chanter devant le public et c’est très motivant aussi», explique-t-elle.
«C’est l’amitié, poursuit Mme Fortin. Moi, je sais que j’ai des amis depuis le début et je les voir encore c’est gens-là.»
«Une des chansons qu’on va chanter s’appelle d’ailleurs L’amitié et puis, c’est un peu pour illustrer ça que nous sommes liés. Il y en a depuis de nombreuses années et d’autres depuis septembre», enchaîne la présidente de l’organisation.
Denis Chartrand a joint les Chansonniers d’Ottawa 10 mois plus tôt. «Je trouve ça extraordinaire. C’est très exigeant en termes d’apprentissage. J’ai tout le répertoire à apprendre par cœur plus toute la chorégraphie. C’était un peu une surprise tout ce travail, mais c’est un travail le fun.»
Malgré qu’il en soit à ses premiers balbutiements avec tous les membres, il dit s’être bien intégré. «C’est quand même une grande famille, la francophonie à Ottawa. J’ai retrouvé des gens que je connaissais, donc ça l’a été assez facile», indique M. Chartrand, qui est de Toronto, mais bien installé dans l’Est ontarien, à Russell.
De père en fils
Aujourd’hui, M. Julien détient le titre de directeur artistique adjoint puisque, peu à peu, son fils François a pris les rênes de la troupe. Il occupe ainsi le titre de directeur artistique, tout comme son père l’a été des années durant.
Les chansons des Chansonniers d’Ottawa représentent un vaste éventail. «Cette année, on a un spectre de chansons qui part de Eia mater, composé aux environs de 1890, et à l’autre bout, on a Thriller de Michael Jackson», soutient M. Julien, qui est visiblement fier d’avoir transmis sa passion à son fils.
«On a toujours des chansons qu’on appelle plus folichonnes pour faire rire les gens, continue Mme Lamarche-Goyer. Par exemple, J’ai tu l’air de quelqu’un de la comédie musicale des Belles sœurs. On a aussi Bohemian Rapsody qui n’est pas dans notre répertoire habituel.»
La troupe Les Chansonniers d’Ottawa est en pleine préparation de son spectacle de fin d’année qui se déroulera à l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges d’Orléans, les 16, 17 et 18 juin prochain, à compter de 20h.
Intitulé J’imagine, il mettra de l’avant un répertoire varié et quelques surprises. Les billets sont en vente au coût de 25 $ pour les adultes et de 15 $ pour les étudiants de 18 ans et moins. Renseignements : Andrée au 613-834-3853 ou par courriel à chansonniers.juin2011@yahoo.com.

