D’abord présentée à l’intention des diffuseurs franco-ontariens, cette initiative de Réseau Ontario a gagné en envergure au fil des ans pour aujourd’hui attirer non seulement des diffuseurs francophones de l’Ouest canadien et des provinces de l’Atlantique, mais également des artistes provenant de ces régions.
À titre d’exemples, Danny Boudreau (Nouveau-Brunswick), Daniel ROA (Manitoba) et Soir de Semaine (Yukon) n’étaient que quelques-uns des artistes provenant de l’extérieur de l’Ontario. Quelques Québécois, dont Martin Deschamps et le groupe 3 Gars Sul’Sofa, étaient également de la partie.
Divers prix sont également octroyés lors du gala de clôture du Contact ontarois. Certains de ces prix offrent aux artistes la chance de bénéficier d’une plus grande visibilité, notamment en assurant leur participation à d’autres événements du genre ailleurs au pays de même qu’à certaines tournées. Cette année, c’est le groupe torontois Les Chiclettes qui s’est illustré en mettant la main sur le Prix ROSEQ, le Prix Acadie et le prix le plus convoité de la soirée, c’est-à-dire le Prix Coup de foudre Réseau Ontario.
«À chaque année, on voit que la qualité augmente», note Sophie Bernier, coordonnatrice du volet culturel au Centre francophone de Toronto.
«On a vu des choses bien intéressantes. Par exemple, il y a un gros buzz autour de Marie-Philippe», ajoute pour sa part Stéphane Gauthier, de La Slague du Carrefour francophone de Sudbury, au sujet de la chanteuse Marie-Philippe Bergeron, originaire de Petit-Rocher au Nouveau-Brunswick.
Pour ces diffuseurs, Contact ontarois se veut également une occasion de se mobiliser et de négocier en groupe avec certains artistes afin de présenter des spectacles à des coûts moins élevés.
«C’est l’occasion de se rencontrer entre diffuseurs. C’est plus facile de travailler ensemble puisqu’on augmente ainsi notre force de frappe», indique Stéphane Gauthier avant de préciser que des événements du genre ont permis à des artistes francophones de se faire connaître davantage.
«Pour les artistes, c’est l’occasion de se faire valoir ailleurs. Par exemple, l’artiste (franco-manitobaine) Geneviève Toupin est aujourd’hui une coqueluche à Montréal. Certes, il y a le talent mais Contact ontarois offre une belle visibilité. Il y a 10 ou 15 ans, rien de tout ça n’existait, ou ça existait à peine. Ces événements créent une nouvelle dynamique et nous permettent de développer une complicité tout en échangeant de l’information sur les stratégies de vente et le marketing», estime M. Gauthier.
«Le but premier est de voir des vitrines et de découvrir des artistes en émergence, mais pour les plus petits centres, ça permet aussi d’être pris au sérieux et d’attirer des gros noms en faisant partie d’un réseau. C’est une occasion de développer un réseau de contacts intéressant et de négocier des tournées. On partage aussi nos bons et nos mauvais coups tout en voyant ce qui se fait ailleurs. On note par exemple que certaines préoccupations reviennent souvent, comme les problèmes au niveau des infrastructures», enchaîne Sophie Bernier, qui prenait part à son sixième Contact ontarois.
D’autres diffuseurs qui viennent d’un peu plus loin y sont eux aussi pour les mêmes raisons, notamment pour établir un contact avec les agents et négocier directement avec eux.
«J’ai vu des choses intéressantes cette semaine. Nous sommes ici tous les ans. Ça nous permet de repérer des spectacles qui sont prêts à être produits et de repérer des nouveaux artistes qui pourraient être intéressants pour nos marchés», souligne Sylviane Lanthier, directrice générale du Centre culturel franco-manitobain (CCFM). Le CCFM sera d’ailleurs l’hôte d’un événement similaire en septembre prochain, soit le Contact Ouest.
Les artistes de la francophonie tentent d’impressionner les diffuseurs
Plus de 400 délégués provenant de divers centres culturels francophones au pays avaient rendez-vous à Ottawa du 13 au 16 janvier afin d’assister à des extraits de spectacles de 36 artistes ou groupes francophones dans le cadre de l’édition 2010 du Contact ontarois.
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