Un récit épique où la chance, le risque et l’aventure ont tracé le chemin qui a mené le Canada vers l’expansion et le développement. C’est ce que présente le Musée canadien des civilisations dans Profit et ambition – La traite des fourrures au Canada, 1779-1821, une exposition qui relate l’histoire de la Compagnie du Nord-Ouest.
Ensemble, des entrepreneurs montréalais, des explorateurs écossais, des voyageurs canadiens-français, des chasseurs de bison métis, des trappeurs autochtones et des «femmes du pays» ont créé un empire commercial, ouvert de nouvelles routes sur tout le continent et jeté les bases du Canada tel que nous le connaissons aujourd’hui.
«La Compagnie du Nord-Ouest a joué un rôle central dans le développement économique, social et politique du pays, souligne Victor Rabinovitch, président de la Société du Musée canadien des civilisations. Cette exposition explique magnifiquement comment elle a contribué à la naissance du Canada.»
Profit et ambition raconte la saga de la Compagnie du Nord-Ouest et dresse un portrait des pratiques commerciales et du mode de vie exigeant de la traite des fourrures.
Les visiteurs pourront ainsi découvrir des grands noms de l’exploration de l’Ouest canadien comme Alexander Mackenzie, Simon Fraser, David Thompson et Peter Pond.
«Il s’agit véritablement d’un récit épique, révèle David Morrison, conservateur de l’exposition et directeur, Archéologie et histoire, au Musée des civilisations. Sous la bannière de la Compagnie du Nord-Ouest, des individus d’horizons différents ont été réunis, des actions héroïques ont été accomplies, le rôle de Montréal en tant que centre commercial du Canada a été établi, et l’influence de l’Amérique du Nord britannique s’est étendue de l’Atlantique aux océans Pacifique et Arctique.»
L’exposition retrace aussi la concurrence féroce que se sont livré, dès 1779, le consortium de Montréal et la Compagnie de la Baie d’Hudson, dont le siège social était à Londres en Angleterre. Cette dernière dominait alors le commerce canadien des fourrures depuis plus de 100 ans.
Profit et ambition regroupe quelque 250 artefacts et œuvres d’art.
Parmi les nombreux objets figurent des articles de commerce tels des mousquets, des outils en métal, des bijoux et des ornements de même que des vêtements autochtones et européens. De nombreux objets exposés datent de la fin des années 1700.
L’exposition présente aussi des documents originaux de la Compagnie du Nord-Ouest. Une première édition extrêmement rare du journal publié d’Alexander Mackenzie, restaurée par le Musée, est l’une des pièces qui seront présentées.
Parmi les œuvres d’art, les visiteurs pourront notamment admirer des peintures de Frances Anne Hopkins, une Anglaise qui a voyagé avec son mari en canot rabaska au milieu des années 1800 et capté des scènes classiques du commerce des fourrures.
La plupart des artefacts sont tirés des propres collections du Musée mais quelques-uns proviennent d’autres institutions telles que Bibliothèque et Archives Canada, le Musée McCord, l’Université McGill, les Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson et la Toronto Public Library.
Profit et ambition – La traite des fourrures au Canada, 1779-1821 sera présentée du 11 septembre 2009 au 12 septembre 2010 au Musée canadien des civilisations.
