J’ai pris connaissance du «Guide d’Été 2009» du Centre des Arts Shenkman d’Orléans, dont l’inauguration aura lieu du 18 au 21 juin prochain. Encore une fois, on traite les francophones d’Orléans comme des citoyens de seconde classe!
Entendons-nous, je suis très content de la programmation artistique élaborée par le MIFO, partenaire du Centre Shenkman, et je leur lève mon chapeau!
Malheureusement, je ne peux pas en dire autant de la programmation des cours en arts offerts au Centre Shenkman par divers partenaires de la Ville d’Ottawa. En faisant le compte, sur un total de 53 thèmes, on offre – tenez vous bien – deux camps d’été en français et un cours bilingue! Et en plus, on ne se donne même pas la peine de nous donner une description des camps d’été comme on le fait en anglais. Les camps s’appellent : «Demande aux animaux» et «Technique mixte». Qu’est-ce que ces titres veulent dire? Laissez libre cours à votre imagination!
Allons-nous encore une fois devoir monter aux barricades? Depuis le temps que la Ville d’Ottawa prépare la venue de ce grand centre des arts dans la communauté d’Orléans, n’a-t-elle pas conclue d’ententes avec les tiers parties stipulant que la programmation doit être offerte de façon équitable en français comme en anglais? N’a-t-on pas encore compris qu’une bonne partie de la population d’Orléans est francophone et qu’elle attend depuis longtemps ce centre pouvant lui offrir une grande variété de cours dans sa langue? J’envisage déjà la rhétorique qu’on va me servir… «Vous comprendrez monsieur, c’est notre première année d’existence, il faut être patient, nous attendrons de voir la demande, nous ajusterons l’an prochain…» On connait la suite.
Entretemps, l’habitude se sera créée, les cours de langue anglaise se rempliront avec nos petits francos que l’on continuera à assimiler et on nous dira que toutes les plages horaires sont déjà prises pour l’an prochain.
Je suis très déçu de cette programmation. Je trouve bien dommage que mes taxes municipales ne me garantissent pas un service équitable dans ma langue. Le Centre Shenkman manque une bonne occasion de bien servir sa communauté…