Attendre quelqu’un avec une brique et un fanal



Attendre quelqu’un avec une brique et un fanal

Attendre quelqu’un avec une brique et un fanal

Publié le 23 Janvier 2008
Publié le 18 Février 2010
 

Si vous vous êtes déjà fait attendre avec une brique et un fanal, c’est que l’on vous reprochait quelque chose et qu’on se préparait à vous servir une réprimande ou même une sanction. On peut comprendre pourquoi cette expression n’est pas de bon augure pour la personne en «attente».

Mais encore une fois, l’origine de cette expression est très différente de la signification qu’elle a prise de nos jours.

Avant l’arrivée de l’automobile au début du 20e siècle et même plusieurs décennies après, durant l’hiver, nos ancêtres se déplaçaient au moyen de traîneaux tirés par des chevaux. On les appelait communément des «cotters».

Naturellement, ces traîneaux n’étaient munis d’aucun abri ou dispositif pour réchauffer les passagers. Donc, des couvertures de laine et, à une certaine époque, de peaux étaient mises à leur disposition pour se couvrir pendant le voyage.

Quelques heures avant le départ, on s’assurait également de faire chauffer des briques près du poêle ou du foyer qui seraient ensuite placées au fond du traîneau pour garder les pieds des passagers bien au chaud.

Puisque les journées sont très courtes pendant l’hiver, le cocher ou conducteur attendait généralement les passagers avec des briques bien chaudes et un (ou des) fanal pour éclairer leur chemin s’il faisait nuit et ainsi se rendre à destination en toute sécurité. Plusieurs se rappellent encore des cortèges lumineux de «cotters» qui défilaient pour se rendre à la messe de minuit.

Les opinions divergent quant à la raison pour laquelle cette expression a pris un sens différent au cours des années. Mais, il est facile de voir pourquoi l’image d’une personne, qui en attend une autre, brique et fanal à la main a dû certainement influencer cette perception.

Chose certaine, de nos jours, vaut mieux éviter de se faire attendre avec une brique et un fanal.

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