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Gloire à Eva!



Gérald Poulin
Publié le 28 Janvier 2010
Publié le 21 Avril 2010
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J’ai enfin fait le saut! J’avais déjà un ordinateur portable qui, en termes de modernité, était presque fossile. Il était épais, gros et lourd et je n’osais pas le transporter où je voulais. Je m’en servais seulement pour jouer au Freecell, un jeu de cartes qui m’occupe pendant des heures.

Sujets :
Future Shop , Orléans , Québec , Secteur Gatineau

Il fallait donc que je m’en procure un nouveau, plus à la carte pour ainsi dire, qui montrerait que son propriétaire est à la mode, ou in comme diraient les jeunes.

Avant de vous en dire plus long, je veux me faire un peu revendicateur. Selon mes vieilles habitudes, j’ai un peu fait le tour des boutiques informatiques pour essayer de trouver le meilleur prix en tenant bien sûr compte de la qualité. C’est donc chez Future Shop que j’ai trouvé l’instrument à mon goût.

Mais hélas! À Orléans, Monsieur Future Shop ne vend pas d’appareils français. Il m’a donc fallu me rendre au Québec, secteur Gatineau, pour y acheter l’ordinateur en question. Pas tellement content d’avoir à courir si loin, mais je tenais au français, donc il a fallu que je m’exécute.

Me voilà avec une belle petite machine que je vais appeler Eva. Il n’y a pas que Denis Gratton qui peut donner des noms à ses bébelles.

Mais là, d’habitude, je travaille toujours en Microsoft Word, et ce programme n’est pas là.

Je retourne chez Future Shop, toujours à Orléans, et je demande le logiciel dont j’ai besoin, en français naturellement. «Non, à Gatineau, eux ils ont tout en français et en anglais.»

Là, j’en ai assez. «Dites donc, l’ami, M. Future Shop ne sait donc pas qu’à Orléans, il y a 30% de francophones, qui parlent français, qui vivent en français et veulent travailler en français? N’est-ce pas là un nombre suffisant pour leur offrir votre marchandise dans leur langue? J’ai presque envie d’aller ailleurs faire mes achats.» «C’est votre choix, me dit-il, petit sourire en coin. Bonne chance!»

J’ai presque envie de lui lancer un gros juron à la figure, mais lui, il me parle en français. Alors je me retiens. Je retraverse la rivière et j’y trouve mon logiciel. Reste que je suis en maudit et me promet d’écrire un mot à Future Shop pour leur donner ma façon de penser.

C’est un peu beaucoup d’arrogance de leur part de croire que les francophones vont se rendre de l’autre côté pour leurs achats de machins en français.

Bon, je reviens à mon nouvel ordi. La grosse tâche commence. Il faut tout prendre ce que renferme jalousement mon vieux PC et tout insérer dans ce nouvel appareil. N’allez pas penser que j’ai tout fait ça moi-même! Je me pense assez «bon» dans l’utilisation de l’ordi, mais il y a des limites, beaucoup de limites. Ces sacrées machines ont des secrets que seuls les dieux modernes de l’informatique connaissent.

Mon fils Richard est un de ceux-là et même avec ses grandes capacités, il a passé presque deux jours à effectuer le transfert. Et encore, je ne suis pas sûr que toutes mes données sont rendues chez Eva.

Mais là! Attention, je tape cette chronique avec Eva. J’ai presque honte de lui avoir donné un nom de femme! Je tape un mot et je découvre qu’au lieu de cinq lettres, j’en ai six. Les espaces sont aux mauvais endroits, j’y trouve toute sorte de signes que je n’ai pas demandé et je passe mon temps à me relire. Pauvre Eva, elle en entend une série de jurons!

Mais enfin, Dieu merci, j’arrive au bout de cette chronique et c’est à peu près lisible. Je vais tenter d’activer le correcteur, sinon, vous allez me lire et accepter des z, w et y un peu partout, mais ce n’est pas ma faute. C’est comme dans le mariage, je n’ai pas encore maîtrisé Eva.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Bernard Poulin
    - 21 Avril 2010 à 10:49:52

    Cher Gérard, Une autre article superbe. En ce qui concerne Future Shop, j'ai vécu le même problème concernant les claviers. .. Les mêrmes réactions de "tatas" bureaucratique (jeunes) qui n'ont aucune idée des batailles nécessaires vécues par nos parents pour retenir un "p'tit" peu de Français chez nous. J'ai reçu les regards dérisoires à ce sujet des vendeurs à plusieurs magasins. Et oui, j'ai écrits aux autorittés de tous et chacuns. Ils ont tous répondu et se sont tous excusés. Je crois qu'ils est bon de se donner la peine dans ces situations. Merci pour l'article et à bientôt cousin.

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