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L’année de la dette à Ottawa



Richard Cléroux
Publié le 21 Janvier 2010
Publié le 18 Février 2010
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On est dans le rouge par-dessus la tête dans la capitale nationale. Et maintenant, c’est le temps de payer les dettes de notre maire Larry O’Brien.

Sujets :
Ville d’Ottawa , Siemens , Think Big , Ottawa , Basse-Ville , Quartier Vanier

«Zéro veut dire zéro.» O’Brien nous l’avait dit, pour se faire élire. On voit maintenant ce que les promesses de «Monsieur Zéro» nous ont donné.

Nous n’avons pas le choix. On doit couper les services, et augmenter les taxes municipales – en plein ce que O’Brien nous avait dit qu’il ne ferait jamais.

La Ville d’Ottawa fait face à des coupures importantes dans les services publics cette année. Et cela en plus d’une augmentation des taxes municipales dans les alentours de 4%. Cela veut dire une augmentation entre 300$ et 500$ par résidence.

Dire que le maire O’Brien riait de ses adversaires politiques qui osaient prédire, dans le temps, un 5% d’augmentation des taxes. Rira bien qui rira le dernier…

Le projet avorté du train léger nous a coûté beaucoup d’argent. O’Brien a annulé notre train léger peu après son élection, pour le remplacer cette année par sa propre initiative de transport. Le nôtre aurait coûté plus d’un milliard $ sur 10 ans. Le sien nous coûtera 2 milliards $ sur 30 ans.

Annuler le contrat de construction du premier projet de train avec la grande compagnie Siemens nous a coûté 37 millions $. Ça comprend les études d’experts qui ne serviront jamais, l’achat de terrains qu’on n’a pas besoin, et des frais d’avocats qui se sont enrichis à nos dépends. Bravo Monsieur Zéro. Ça, c’est un gars qui sait compter.

Le maire nous avait dit que nous devions penser plus grand. On voit ce que son «Think Big» nous a donné.

Le plus important gâchis est de loin le désastre du Parc Lansdowne, qui vient de passer une première étape ce mois-ci au conseil par un vote de 15 contre 9. Tous les conseillers des banlieues et de la campagne qui font partie d’Ottawa ont voté en faveur du projet du maire. Sept des neuf conseillers des quartiers du centre-ville ont voté contre.

Ce sont les quartiers de banlieue et de campagne qui ont donné à O’Brien sa majorité aux dernières élections.

Le projet du Parc Lansdowne donnera à des promoteurs privés un stade magnifique de 129 millions $ qui sera payé par les contribuables. Les promoteurs nous promettent d’aller chercher un club de football canadien pour remplir le stade.

En plus d’un stade gratuit, ils auront le droit de se bâtir un magnifique centre d’achat pour magasins à grande surface (on pense déjà à un Wal-Mart) pour enlever du commerce aux boutiques de la rue Bank.

Et ça continue. Ils auront le droit de tourner le très beau Pavillon Aberdeen, un de joyaux de l’architecture canadienne, en carrefour de restaurants, semblable à ceux qu’on retrouve dans les centres d’achats.

Le troisième grand désastre bien coûteux cette année est la grève des transports à Ottawa, l’hiver dernier. Le maire O’Brien n’a jamais réussi à briser le syndicat des chauffeurs d’autobus, mais ça nous a coûté pas mal cher. La note est aux alentours de 6 à 9 millions $. Le plan du maire est d’augmenter le prix des billets d’autobus de 7,5% même s’ils sont déjà les plus dispendieux à 3$ le billet. Il y aura donc moins d’utilisateurs, ce qui veut dire moins de demande et moins de service.

En plus, on propose de couper dans les dépenses de l’organisme Prévention du crime Ottawa, qui nous coûte relativement peu par année mais qui travaille fort au nettoyage de la Basse-Ville et du quartier Vanier.

Bye, bye la jeunesse à risque. On a d’autres places à mettre notre argent.

Quand ça val mal, ça ne finit pas. Cette année, c’est le temps pour Ottawa de payer 2 millions $ – notre part du nouveau Centre des congrès que la province de l’Ontario est en train de bâtir à côté de l’hôtel Westin. Ça, au moins, ce n’est pas la faute du maire O’Brien. Mais ça s’ajoute à la note.

Les prochaines élections municipales seront le 25 octobre 2010, où nous serons appelés à prendre une décision politique pour les prochains cinq ans.

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