Trente ans déjà qu’un groupe de jeunes créateurs se sont rassemblés pour créer le Théâtre de la Vieille 17, avec comme objectif de faire du théâtre de création pour enfants et pour adultes.
«Trente ans, c’est un peu la maturité, mais aussi la fougue, la jeunesse, le désir de faire des choses tout en ayant de l’expérience», s’est exclamé la directrice artistique du Théâtre de la Vieille 17, Esther Beauchemin.
C’est avec une saison bien remplie, «la façon la plus concrète de souligner nos 30 ans», selon Mme Beauchemin, que la compagnie de théâtre entame cette année anniversaire.
«Nous voulons présenter des pièces de très grande rigueur et des spectacles qui resteront gravés dans les mémoires et qui seront le plus largement diffusés», a-t-elle expliqué.
En plus d’avoir une saison bien remplie, le Théâtre de la Vieille 17 soulignera la trentaine de plusieurs façons au courant de l’année. Un défilé de mode d’anciens costumes et un cocktail sont entre autres prévus.
«Nous voulons nous intégrer dans des activités communautaires pour se faire connaître des gens qui nous connaissent moins», a indiqué l’agente des communications du théâtre, Simone St-Pierre.
L’organisation de la Vieille 17 s’est d’ailleurs impliquée auprès du Théâtre Tremplin cet été, afin d’offrir des cours de théâtre aux jeunes de Vanier.
Avec une création grand public, <@Ri>À la défense des moustiques albinos<@$>, un laboratoire de création, Sahel, une résidence d’écriture, Quand la mer reviendra, et deux spectacles jeunesse, Le grand voyage de Petit Rocher et Maïta, le Théâtre de la Vieille 17 propose des pièces pour tous les goûts.
À la défense des moustiques albinos est une création pour adultes coproduite avec le Théâtre Sortie de Secours, établie au Québec, qui sera présenté à La Nouvelle Scène en 2010, les mercredis 21 et 28 avril, les jeudis 22 et 29 avril, les vendredis 23 et 30 avril, et les samedis 23 avril et 1er mai. Dans cette comédie à l’humour décapant, Mercè Sarrias, une jeune auteure catalane, brosse le tableau d’une Barcelone qui nous ressemble étrangement.
Sahel fera l’objet d’un laboratoire de création du 8 au 11 décembre et se terminera par une lecture publique présentée à La Nouvelle Scène le 12 décembre prochain. La pièce raconte l’histoire d’une mère, oubliée de tous, qui a le cruel devoir de préparer son enfant à accepter sereinement une mort certaine.
Quand la mer reviendra est un texte en développement pour le grand public. L’histoire des derniers habitants d’un village de pêcheurs où l’impensable est advenu : la mer s’est asséchée et recule, inexorablement. Que faire devant une réalité qui bouleverse le mode de vie, voire l’identité des êtres : nier, espérer, s’adapter, se résigner? Esther Beauchemin poursuit la préparation de ce texte et se pique au jeu de l’écriture.
Le grand voyage de Petit Rocher prend la route de Toronto, de Sudbury et de Beloeil cet automne.
Enfin, après avoir été présentée à travers le pays depuis neuf ans et jusqu’au Mexique, Maïta reprend la route à son tour pour souligner le 50e anniversaire de la Charte du droit de l'enfant, ce spectacle abordant le thème difficile du travail des enfants en Asie. Il sera à l’affiche à Québec en octobre.
