Rose Ekosso et le groupe AkoufèN ont gagné leur laissez-passer pour la demi-finale du Festival international de la chanson de Granby, samedi, lors du dernier gala d'Ontario Pop, présenté au tout nouveau Centre des arts Shenkman d'Orléans.
Organisé par l'Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM), ce rendez-vous culturel, de retour depuis deux ans, permet de récompenser et d'aider la relève.
Celle qui est née à Yaoundé au Cameroun se dit honorée d'avoir remporté un tel prix. En plus de sa participation assurée à Granby, Mme Ekosso a gagné un stage de perfectionnement d'une semaine de la Société pour l'avancement de la chanson d'expression française (SACEF).
«C'est vraiment spécial, parce que je dirais que je suis nouvelle au Canada. M'exposer autant à des festivals, c'est génial, c'est le plus beau cadeau qu'Ontario Pop aurait pu me faire!», s'est exclamée l'artiste, surprise de recevoir ces récompenses.
Le groupe punk-rock-pop AkoufèN, établi dans le Nord de l'Ontario, a aussi séduit les membres du jury et le public. Le groupe a remporté le prix TV Rogers, qui permettra l'enregistrement professionnel de leur premier vidéoclip.
«Je suis encore ému. Nous ne nous attendions pas à ça. C'est le fun! C'est une nouvelle étape. Nous avions fait La Brunante (le concours musical à Sudbury), puis maintenant Ontario Pop», a déclaré le chanteur du groupe, Mathieu Leroux.
Bastien Vaultier, originaire de France, a aussi remporté deux prix : celui de la chanson primée de la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de la musique (SOCAN) et le prix Première Chaîne de Radio-Canada, qui lui permettra l'enregistrement d'une chanson dans les studios de la radio publique.
«La création, c'est quelque chose de très dur; on passe par des moments de doute. Et puis, ces prix-là, au-delà de ce qu'ils sont, ils me donnent l'encouragement pour aller plus loin et ça, dans la carrière d'un artiste, ça fait du bien, ça donne des munitions», s'est plu à dire le lauréat.
La marraine de cette année, Andrea Lindsay, s'émeut de voir qu'il y a un tel événement qui prépare la relève franco-ontarienne.
«Ça me plaît beaucoup. Il y a deux ans, j'étais encore la relève, c'est génial. Je trouve que ça fait preuve de la persévérance de la communauté franco-ontarienne et de l'APCM de me donner un appui en tant qu'artiste et à ceux et celles qui me suivent.»
Le directeur général de l'APCM et président de l'Alliance culturelle de l'Ontario, François Carrier, s’est de son côté dit fier de participer au premier événement francophone à avoir lieu au Centre des arts Shenkman.
«C'est tout à fait génial, parce que c'est le tout premier spectacle réel qui passe ici. Pour moi, c'est symbolique. D'une part, en raison de la culture franco-ontarienne qui est toujours vivante, de l'autre, c'est aussi découvrir ces artistes émergeants qui vont évoluer au cours des prochaines années», a-t-il rappelé.




