Des légendes autochtones aux airs des plaines de l'Ouest, c'est l'histoire de la Saskatchewan, et surtout celles des francophones de la province, que nous fait découvrir l'artiste fransaskois.
«Je cherchais à faire un album qui respire l'Ouest, qui permettrait à celui qui l'écoute de voyager à travers les plaines, à travers la Saskatchewan.»
Natif de Zénon Park, en Saskatchewan, Michel Marchildon s'intéresse depuis longtemps à la francophonie de la Saskatchewan. En 1990, il publie un premier recueil de poèmes baptisé Fransaskroix. Par la suite, il fera partie du groupe Cri de folie, un groupe de musique qui se veut porte-étendard d'une jeunesse fransaskoise. En 1996, il retourne à son village natal et enregistre son premier album solo, Changer de peau, où il cherche à faire découvrir la culture francophone de sa province. Cet album lui vaudra entre autres une nomination au Prairie Music Award et la chance de faire la première partie d'artistes comme les sœurs McGarrigle et Zachary Richard.
En 2004, Michel Marchildon remporte une bourse de création du Conseil des Arts du Canada afin de créer un spectacle multimédia s'inspirant des témoignages des pionniers fransaskois. Poèmes, chansons, séquences vidéo, conte, tout a été mis en place pour faire voyager le spectateur à travers les plaines et l'histoire. Ce sont les chansons du spectacle qui ont été reprises pour être enregistrées pour le disque Fragments d'identités (du même nom que le spectacle).
«Beaucoup de mes chansons sont inspirées de témoignages de Fransaskois. Je ne cherche pas à avoir un style de musique particulier, je m'inspire beaucoup plus du contenu de mes chansons. Je pars d'airs plus autochtones, en passant par le folk et le "spoken word", jusqu'à atteindre un son beaucoup plus montréalais. C'est un parcours qui ressemble beaucoup au mien, puisque j'habite Montréal depuis quelques années.»
Comme Michel Marchildon a eu l'occasion de faire plusieurs spectacles au Québec ou en Europe, il avoue que ses origines francophones attirent souvent les curieux.
«Beaucoup de gens viennent me voir après le spectacle pour me poser des questions. Si, à Montréal, on ignore souvent qu'il y a des francophones à l'extérieur du Québec, imaginez en Europe! En France, je suis perçu comme très exotique!»
Bien qu'habitant à Montréal depuis quelques années, Michel Marchildon a toujours la francophonie de sa province à cœur. Il avoue qu'il est bien conscient que l'assimilation fait des ravages en Saskatchewan comme partout ailleurs, mais il a bon espoir pour la culture fransaskoise.
«L'assimilation chez les francophones, c'est une réalité partout, en Saskatchewan comme à Montréal. Mais il y aura toujours des gens prêts à défendre leur langue et leur culture et qui transmettront cette passion à leurs enfants. Là où ça compte, c'est dans le cœur.»
Fragments d'identités est disponible à travers l'Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM) et chez tous bons disquaires.
La francophonie des plaines découverte grâce à Michel Marchildon
Avec son nouveau disque Fragments d'identité
À travers son nouveau disque qu'il a lancé la semaine dernière, Fragments d'identités, c'est toute la francophonie des plaines que nous offre l'auteur-compositeur-interprète Michel Marchildon.
- Nombre de fois lu : 2367
- Coter
- Haut de page