Au bout de ce périple de 100 jours, c’est Christian Pilon, le voyageur, qui est descendu du canot. Le 27 octobre 2006, ce dernier a tourné le dos à un emploi bien payé pour raconter son aventure ainsi que pour transmettre sa passion pour l’histoire et pour la culture franco-ontarienne, autochtone et métisse.
«Je n’avais plus rien à apprendre là-bas. Mon voyage m’avait vraiment changé», avoue-t-il aujourd’hui alors qu’il parcourt l’Ontario et l’ouest du Québec en conférencier, et ce, autant pour les écoles que pour les entreprises.
Cette carrière de conférencier, il l’a doit en partie à l’un autre voyageur de l’émission Destination Nor’Ouest, Bob Abrame, qui était lui-même un conférencier avant ce voyage. Ce dernier a vu en lui, un peu de lui-même, mais surtout, un communicateur en devenir. Dur à croire, pour les téléspectateurs, qui ont vu, de semaine en semaine, une relation assez tendue entre les deux hommes. Pourtant aujourd’hui, les hommes, qui habitent tous deux de la région d’Ottawa, se racontent à l’occasion au nom d’une amitié qui a pris naissance entre Lachine et Winnipeg.
À chacune de ses conférences, c’est vêtu en véritable voyageur et chantant de bon cœur que l’homme de se présenter à son public. Si le tout peut avoir l’air légèrement théâtral, Christian Pilon refuse qu’on l’associe à un comédien. Pour lui, ses vêtements datant du 19e siècle sont son uniforme et son métier, c’est celui d’un voyageur. Après tout, depuis plusieurs centaines d’années, seulement neuf personnes, dont lui, peuvent se vanter d’avoir fait la route des voyageurs comme le faisant ceux de 1806.
Durant les prochains mois, le conférencier devrait faire partie de la tournée provinciale organisée pour le directeur artistique de L’écho d’un peuple, Félix Saint-Denis. Christian Pilon espère également pouvoir à nouveau présenter sa conférence dans le cadre du spectacle présenté à la Ferme centenaire Drouin de Casselman l’été prochain, comme il a eu la chance de le faire l’an passé.
Soulignons que c’est à la suite de son expérience à L’écho d’un peuple que Christian Pilon a décidé de faire le grand saut et de ce consacrer à temps plein à ses conférences. C’est également à cette occasion qu’il s’est également véritablement reconnecté avec la culture franco-ontarienne, lui qui est métis.
