Le prince Charles fait une gaffe royale

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Encore les pieds dans les plats

 

 

Le prince Charles, s’est encore mis les pieds dans les plats durant sa visite au Canada.

Il a comparé le président russe Vladimir Poutine au dictateur nazi  Adolf Hitler.

La colère est vive à Moscou ou Poutine est un héros. 

Un futur roi d’Angleterre qui compare un héros russe à un criminel nazi des plus détesté en Russie n’attire pas de bonne volonté.

C’est du moins une gaffe royale!

Et ça pourrait provoquer des retombées fâcheuses entre la Grande-Bretagne et la Russie.

Ça s’est passé lors d'une conversation à Halifax entre le prince et Marianne Fergusson, 78 ans, une femme polonaise d'origine juive qui travaillait au Musée canadien de l'immigration.

Elle lui a dit qu’elle avait perdu plusieurs membres de sa famille dans les camps de concentration nazis expliquant les souffrances qu’elle avait connues avant  d’immigrer au Canada. 

Faisant sans doute allusion à la récente annexion de la Crimée par la Russie, le prince Charles lui a alors dit: «Poutine fait aujourd'hui presque la même chose qu'Hitler».

Le protocole royal britannique exige que la famille royale s’en tienne à des commentaires mesurés, si pas neutres.  Au Royaume-Uni, ce sont les leaders politiques qui parlent pour le pays.

La vieille dame a indiqué plus tard qu'elle était étonnée de l'ampleur médiatique qu’avaient prise les commentaires du prince Charles. «Je dois dire que je suis d'accord avec lui et je suis sûre que beaucoup de gens le sont», a-t-elle ajoutée.

Oui, certainement en Ukraine, peut-on dire. Mais pas en Russie, où Poutine est un héros et Hitler un démon.

Plus tard, un porte-parole à Clarence House, la résidence officielle du prince, a fait savoir qu’il s’agissait d’une conversation privée entre le prince et la dame et qu’il n’y avait rien de plus à dire.

En Russie, le quotidien populaire Moskovski Komsomolets a répondu que les propos du prince  «risquent de déclencher un scandale international et de compliquer les relations déjà troublées entre le Royaume-Uni et la Russie».

À Moscou, un diplomate s’est dit  «indigné».

La position officielle du Kremlin: «Si ces propos sont exacts, ils ne font naturellement pas honneur au futur monarque.»

Au Royaume-Uni, les commentaires ont été perçus par le Parti travailliste comme une entorse à la neutralité de la couronne.

Mais certains ministres du gouvernement conservateur ont dit que le prince avait «le droit de faire des commentaires en privé au même titre que n’importe qui.»

À Londres, un diplomate russe s’est vite rendu au Foreign Office pour des explications.

Par coïncidence, le prince Charles et le président Poutine doivent se rencontrer le mois prochain, lors des commémorations en France du débarquement en Normandie, le 6 juin 1945.

Ce n'est pas la première fois que Poutine se fait comparer au dictateur allemand. Les Ukrainiens le font tout le temps.

En mars dernier, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, avait comparé les arguments évoqués par Vladimir Poutine pour justifier la saisie  de la Crimée à la Russie à ceux d’Hitler pour justifier son invasion des Sudètes en 1938.

Le ministre des Affaires étrangères canadien, John Baird, avait fait semblable lors d’une entrevue avec une station de radio.

Vladimir Poutine n’avait rien à dire jeudi, mais un proche du Kremlin a affirmé que «la comparaison était des plus insultantes pour un pays qui a perdu 30 millions d’habitants dans la lutte contre le nazisme.»

 

La même personne a ensuite posé la question: «Où serait la Grande-Bretagne aujourd'hui sans la Russie?»

 

 

 

 

 

 

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