Max Bernier charme le milieu des affaires

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Il a le tour de parler leur langage

Le ministre conservateur Maxime Bernier aime bien prononcer des discours chocs.

Il en profite chaque fois qu’il est à Montréal, là où il est populaire auprès de la droite conservatrice du milieu des affaires (ou ce qu’il en reste).

Cette semaine, Bernier en a profité de nouveau pour faire la morale politique à son auditoire.

Son message était bien simple: le Québec doit cesser  de quêter au fédéral. Le premier ministre Stephen Harper, qui n’a plus d’argent à donner au Québec, a dû être bien d’accord.

L’Ontario et le Québec sont les deux provinces qui reçoivent le moins per capita d’Ottawa. Harper aime cela comme ça. Il en reste plus pour l’Alberta et la Saskatchewan.

C’est bizarre, mais d’une façon étrange, la pensée de Bernier rejoint celle du PQ. Eux aussi disent que les Québécois  ne doivent  pas être des  "quêteux" et doivent apprendre à se tenir debout.

Peu importe pour Bernier si le Québec devient plus petit et plus pauvre, pourvu qu’il soit plus efficace, et qu’il se tienne sur ses deux pieds. C’est ça la fierté beauceronne traduite à l’échelle du Québec. Et avec beaucoup de la droite conservatrice, ça poigne.

Ce n’est pas la seule idée bizarre de Bernier. Il en a de toutes sortes. C’est lui qui a déjà dit que les dépenses budgétaires du gouvernement fédéral, peu importe qui est au pouvoir, devraient être gelées au cap de 250 milliards par année et que l’on ne devrait pas s’inquiéter du réchauffement de la planète.

Il a dit également aux Québécois qu’ils doivent accepter les anglophones du Québec comme une partie intégrale de la population, une partie de l’histoire du Québec, de sa culture, et de tout qui est le Québec.

Les anglais sont bien d’accord avec lui. C’est pourquoi il est si populaire chez les anglophones du Québec.

 

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