Fantino dans une grosse chicane

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manifestations contre lui partout

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Le ministre des anciens combattants  Julian Fantino est pris dans une grosse chicane avec un groupe d’anciens combattants.

Le gouvernement Harper veut fermer huit bureaux de soins de santé cette semaine pour les 650 000 anciens combattants à travers le Canada.

La chicane a commencé mardi à Ottawa quand Fantino, un ancien chef de police, a annulé à la dernière minute une rencontre visant à discuter de la fermeture des bureaux.

Le gouvernement Harper qui est court de plusieurs milliards de dollars veut remplacer les centres par des services en ligne et à distance offert aux sites de Service Canada qui fournit des services de passeports, visas, et carte d’assurance d’emplois.

Plusieurs des anciens combattants sont assez âgés et pas en excellente santé, particulièrement ceux qui ont fait la Deuxième Guerre ou la Guerre de Corée et ne sont pas très habile avec les ordinateurs.

Le gouvernement leurs offrent d’aller aux centres de Service Canada ou on leur dit, il y aura des ordinateurs qui pourront utiliser. Les anciens combattants préfèrent rencontrer un employé du ministère des anciens combattants qui connait leur dossier et peut traiter de leur cas en personne.

Ils soutiennent avoir des difficultés à remplir les formulaires sur Internet. Selon eux, l'affaire aurait pu être réglée en une demi-journée s'il avait eu un service en personne.

Lorsqu’ils sont arrivés au parlement mardi soir pour discuter avec le ministre Fantino il n’était pas là pour leur réunion. Il est arrivé 70 minutes plus tard en disant qu’il avait eu une rencontre au conseil des ministres.

Le retard du ministre a aggravé la colère du groupe qui était prêt à partir.

La rencontre est vite dégénérée en chicane et l’échange de propos assez durs. 

Fantino a nié que la fermeture des bureaux est une stratégie du gouvernement pour réduire l'utilisation des services.

Fantino a dit à un ancien soldat qu’il n’aimait pas se faire pointer du doigt. Le ministre est ensuite sorti de la salle.

La colère entre les anciens combattants remontre à quelques années lorsque Fantino avait osé comparer le danger auquel les soldats canadiens avait fait face en Afghanistan au danger que lui-même avait rencontré comme policier en Ontario.

La chicane n’aurait pas pu arriver à un pire temps pour le gouvernement Harper qui se perçoit comme le grand défenseur des forces militaires.  Stephen Harper travaille fort pour gagner le vote militaire aux élections.

Mercredi et jeudi les partis d’Opposition ont martelé le gouvernement conservateur à la Chambre des communes exigeant le congédiement pur et simple de Fantino, ce que Harper a refusé.

Enfin Fantino s’est excusé par écrit et à vive-voix: « Je tiens à leur présenter mes sincères excuses pour la manière dont cette situation a été traité. »

Mais il ne sera pas question d’ouvrir les bureaux des anciens combattants.

À la Chambre des communes le chef de l’Opposition Thomas Mulcair a dit que lorsqu’on a huit suicides dans les derniers deux mois parmi nos militaires, « ce n’est pas le temps de fermer les centres de service aux braves soldats qui sont allé en guerre pour nous. »

De son côté, le ministre Fantino a réaffirmé son intention de fermer ces centres de services.

« La décision est prise, a-t-il dit plus tard aux journalistes. Nous avons trouvé d'autres façons de répondre aux anciens combattants et à leurs besoins. »

 

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