Harper bien accueilli en Israël

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Un sujet était tabou pour lui

 

 

Harper n’a pas critiqué du tout le gouvernement de la droite de Benjamin Netanyahu durant sa visite au Moyen orient.

C’était plutôt sur les dizaines de journalistes canadiens qui l’accompagnaient  en visite que Harper s’est défoulé.

Il leur a reproché d’avoir tenté de l’amener à critiquer publiquement le gouvernement Netanyahu pour ses constructions résidentielles sur les terres occupées des Palestiniens en Cisjordanie.

Harper a refusé de répondre à leurs questions, bien qu’elles  déchirent Israël présentement.

Au Canada Harper c’est sur le scandale du camouflage des dépenses illégales des sénateurs conservateurs que Harper critique nos journalistes lorsqu’ils tentent de le questionner sur le sujet.

En Israël, c’est sur les colonies juives en Palestine que Harper veut rester muet.. Deux poids, une mesure!

Netanyahu était heureux que Harper ne soit pas allé en Israël critiquer publiquement son gouvernement. Un bon invité ne fait jamais de telles choses en diplomatie.

Pour fêter la discrétion et le bon-savoir diplomatique de Harper, le gouvernement israélien a choisi l’occasion pour approuver, à la grande détresse des Palestiniens, la construction prochaine de 381 résidences juives dans les territoires occupés.

Plus tôt lundi, Stephen Harper avait rencontré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et offert 66 millions $ du Canada en aide supplémentaire aux Palestiniens.

Chez Abbas, Harper a été bien reçu, mais au Knesset c’était autre chose.

Deux membres israélo-arabes du Knesset ont interpellé Harper lors de son discours devant l’assemblée.

Le plus bruyant des deux, Ahmed Tibi, l’ancien président-adjoint  du Knesset, a dit plus tard que Harper avait parlé comme un membre du Parti Likoud de Netanyahu.

« Pourquoi a-t-il évité de parler des colonies juives en terres palestiniennes? » a demandé Tibi. « Ici il y a deux systèmes de transports, et deux systèmes de justice, et pourtant nous, Palestiniens, sommes 20 pourcent de la population. »

Tibi a qualifié le discours de Harper de ni « démocratique » ni  « équilibré. »

Le voyage de Harper, son premier en Israël, a coûté cher au Canada:

Six ministres conservateurs ont accompagnés Harper lors de sa visite, y compris  le ministre des Affaires étrangères, John Baird;  le ministre de l'Emploi, Jason Kenney; le ministre de l'Industrie, James Moore; le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver; le ministre du développement international, Christian Paradis; et le ministre du Commerce international, Ed Fast.

Harper était accompagné d’une dizaine de ses députés conservateurs, surtout ceux qui ont une population juive assez importante dans leurs circonscriptions.

Les Canadiens ont également payé les frais de voyages de 21 rabbins et prélats canadiens.

 

L’ancien premier ministre Jean Chrétien amenait toujours une grande délégation du milieu canadien des affaires, mais il leur faisait payer leurs transports et leurs chambres d’hôtels.

Harper s’est assuré d’une bonne couverture médiatique en payant les voyages de plusieurs journalistes des médias canadiens, sauf que les réseaux Radio-Canada-CBC et CTV qui ont payé leur propres frais de déplacement et de logement.

CTV à lui seul, aurait payé 8 000 $.

 

 

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