L’année du grand scandale autour de Harper

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Tout a commencé au printemps de 2013 avec des rumeurs que possiblement un sénateur ou deux exagéraient leurs comptes de dépenses.

Ce n'était certainement pas très grave, on nous a dit.

Mais bientôt on parlait de plusieurs sénateurs.

Et le gouvernement de Stephen Harper agissait mystérieusement comme s'il y avait quelque chose de sérieux à cacher.

Ensuite, on a entendu dire que le bureau du premier ministre était en sorte lié à un scandale au sénat, et que des adjoints de Harper tentaient de camoufler l’affaire. Soudainement la question était combien Harper lui-même en savait ?

Et bientôt, nous étions dans une véritable crise politique qui avait tous les ingrédients d'un scandale majeur. La GRC enquêtait.

C'était après tout le même gouvernement conservateur qui avait été élu à la suite du scandale des commandites  des libéraux.

Maintenant les conservateurs étaient liés au même genre de chose qui avait fait tomber les libéraux en 2006.

La question était de savoir si Mike Duffy se ferait rembourser  son $ 32 000 - des dépenses injustifiées pour une maison d'Ottawa qui n'était pas un hébergement temporaire, pour des dépenses de voyages politiques pour aider aux conservateurs, non pas pour un travail au sénat, et même ses propres factures d'épicerie.

Ça sentait tellement mauvais, et la GRC avait de la difficulté à obtenir des documents du bureau du premier ministre.  Harper disait que seulement une ou deux personnes dans son bureau étaient impliqués, mais tout le monde savait qu'il y en avait beaucoup plus, peut-être 10 ou 12 personnes. Alors pourquoi Harper ne savait pas ? Était-il vraiment dans l’ignorance ?

Le 32 000 $ de Duffy est soudainement devenu  92 000 $ et le Parti conservateur n'était plus disposé à payer la note de Duffy.

Le chef de cabinet du premier ministre, Nigel Wright, a soudainement payé la note de 92 000 $ de Duffy.

Quelle générosité mystérieuse ?

Pourquoi ne pas simplement dire à Duffy de rembourser l'argent lui-même s'il ne voulait pas des flics à sa porte ?

Disons que Duffy aurait payé 30 000 dollars par année pour trois ans de son salaire de 134 400 $ ou 15 000 $ par année pour six ans.  Ce n’aurait pas été la mort de personne.

 Après tout, un autre sénateur, le conservateur Patrick Brazeau a été obligé de rembourser ses dépenses injustifiées de son salaire.

Et si Duffy avait refusé, on aurait pu appeler la police.

Duffy avait-il quelque chose sur Stephen Harper ? De quoi s’agitait-il ?

Le premier ministre avait dit que Wright était un homme honorable, plein d'intégrité, un homme à qui il faisait confiance.

Pourquoi donc, le mettre à la porte cinq jours plus tard sans un seul mot de remerciement?

Harper a tout fait pour enterrer le scandale. Il est même allé en Amérique latine, et a prolongé les vacances d’été d'un mois, et ensuite a  ajourné le Parlement, et nous a servi un vieux discours du Trône réchauffé.

Soudainement les courriels que la GRC recherchait ont mystérieusement  faits surface.

Maintenant, le parlement est en vacances de Noël du 10 décembre au 27 janvier quand la crise politique reprendra des plus belles. Éventuellement, la GRC pourra accuser quelqu'un d'une infraction pénale.

Duffy ne cesse de dire que toute l’affaire était "une fraude monstrueuse " concocté dans le bureau du premier ministre pour se débarrasser d'un désordre politique embarrassante qui menace la base électorale du Parti conservateur.

 

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