Pitié pour le pauvre Stephen Harper

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Pauvre lui...

 

 

Tous les jours au parlement, le Premier ministre Stephen Harper se lève à la  Chambre des communes – du moins quand il est là – et répète une fois de plus qu’il ne connaissait rien du tout du camouflage organisé autour de lui dans son bureau dans l’affaire des factures frauduleuses au sénat.

« Ah si j’avais su, »  Harper répète sans cesse. « Si j’avais su . . . . »

Et ensuite  Monsieur « Si-j’avais-su » nous explique le cœur plein de regrets, comment s’il avait su, il aurait agi avec fermeté et efficacité, comme il agit toujours, d’ailleurs.

Ah, mais malheureusement il n’était pas au courant, pas au courant du tout, de rien, un homme dans l’ignorance totale.

C’est pitoyable. Voilà un pauvre premier ministre avec six sénateurs conservateurs et six adjoints autour de lui, tous payés entre 100 000 $ et 200 000 $ par année pour le garder au courant de ce qui se passait autour de lui.

Et pas un seul parmi eux lui aurait soufflé même un seul mot pour l’avertir que le plus grand complot de camouflage politique jamais organisé dans un bureau de premier ministre, pendant qu’il est premier ministre, se passait autour de lui.

Pas un seul ne lui aurait dit que la Gendarmerie royale du Canada se préparait à lancer la première enquête dans un bureau de premier ministre de l’histoire canadienne.

Et lui, pauvre Stephen Harper, pas un seul de ses plus dévoués adjoints et acolytes ont pensé bon de l’aider. 

Tu parles d’une « gang » d’incompétents et  d’infidèles.

C’est vraiment triste de voir un premier ministre maltraité comme ça, lui qui les avait nommés à leurs postes.

Il y en aurait des premiers ministres qui auraient mis toute la « gang » à la porte au plus vite possible.  Mais pas Monsieur « Grand-Cœur » Harper.

Il est trop doux. Le pardon lui vient trop facilement.

Harper en a choisi un de son bureau, seulement qu’un, son ancien chef de cabinet, Nigel Wright,  pour en faire un exemple.   C’est le même que Harper avait vanté comme étant un homme honnête, intègre, compétent, mais qui cinq jours plus tard méritait d’être mis à la porte sans le moins de  remerciement.

D’autres ont quitté de leur propre gré, pour aller travailler pour des ministres. Espérons qu’ils garderont leur ministres un peu plus au courant des événements autour d’eux.

Harper a perdu son avocat personnel Benjamin Perrin, un homme de grande intégrité et de immenses compétences juridiques.  Il a disparu de la scène politique à Ottawa. On dit qu’il est allé en Colombie-Britannique, pour enseigner le droit à l’université aux jeunes qui veulent apprendre comment être avocat.

Malheureusement tous les courriels qu’il avait dans son bureau ont disparus avec lui, ou quelqu’un les aurait possiblement détruits sans permission après son départ.

Ah c’est comme ça la politique.

C’est bien difficile pour un premier ministre de savoir à qui on peut se fier.

 

 

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