L'affaire Pierre Poutine refait surface

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Celui qui faisait les appels frauduleux

Qui a raison?

 

 

L’affaire du mystérieux personnage fictif « Pierre Poutine »  qui aurait été responsable pour envoyer des milliers d’électeurs canadiens à des faux bureaux de scrutin aux dernières élections est revenu sur la scène politique à Ottawa.

L’enquêteur chevronné d’Élections Canada, Allan Matthews, qui est un ancien limier de la GRC, a allégué devant un juge qu’un organisateur d’élections des Conservateurs, Michael Sona, aurait participé à la planification et l'exécution des appels téléphoniques trompeurs pour envoyer des milliers d’électeurs libéraux à des bureaux de scrutin non-existants en 2011.

Sona a nié toute implication. Il dit que le Parti Conservateur veut faire de lui son bouc-émissaire.

Le Parti conservateur a fourni une poignée de jeunes organisateurs conservateurs pour contredire Sona.

Ils disent que Sona est allé dans leurs bureaux une semaine ou dix jours après les élections du 2 mai 2011 et qu’il s’est " vanté " d’être responsable des appels téléphoniques trompeurs.

Sona jure qu’il n’est jamais allé aux bureaux des organisateurs conservateurs parce qu’il était en vacances sur la plage à Aruba après les élections du 2 mai.

Sona a même fourni aux médias un billet d’avion en son nom abord US Airways.

Matthews  a déposé le document devant un juge pour obtenir  une ordonnance de production pour obliger les conservateurs à lui fournir des documents importants les dans le cadre de son enquête.

Les accusations contre Sona sont graves. Il pourrait faire jusqu’à cinq ans de prison s’il est trouvé coupable.

Les appels trompeurs annonçaient aux électeurs libéraux que leur bureau de scrutin avait changé à la dernière minute.  Selon la loi canadienne il  est illégal d'essayer de porter atteinte au droit d'une personne de voter.

Dans la période juste après le jour du scrutin, Michael Sona aurait raconté à plusieurs de ses connaissances sa participation dans les faux appels aux électeurs de Guelph, Mathews a dit au juge. .

Les jeunes témoins fournis par le Parti conservateur étaient accompagnés lors de leur interrogatoire, par l’avocat du Parti, Arthur Hamilton, sans que les jeunes organisateurs en avaient fait la demande. 

La question se pose. Qu’est-ce que  l’avocat Hamilton du Parti conservateur faisait là?

Pourquoi  n’y avait-il pas également des avocats des autres partis politiques, surtout du parti libéral, qui était une victime dans l’affaire ?

Sona, qui a 25 ans, vit maintenant à Ottawa. Il est le seul inculpé dans cette affaire. Il a travaillé pour candidat conservateur Marty Burke dans la circonscription de Guelph, dans le cadre des préparatifs pour le 2 mai 2011.

Une des allégations des témoins, selon Mathews, est à l’effet que Sona aurait obtenu une liste des noms et numéros de téléphone des militants libéraux.

Aucune des informations contenues dans l'affidavit de Matthews ont été prouvées en cour.

 

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