Harper change son histoire de jour en jour

Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

C'est comme qu'un téléroman

Quelle saga!

Ça fait cinq mois que le Premier ministre Stephen Harper est engouffré dans le pire scandale de sa vie politique. De jour en jour Harper tient à changer son histoire pour tenter de s’en sortir.

Au début Harper a annoncé « avec grands regrets » que son chef de cabinet Nigel Wright avait démissionné parce qu’il avait donné sans sa permission un chèque de 90 000 $ au sénateur Mike Duffy pour l’aider à rembourser ses dettes au sénat.

La semaine dernière ce n’était plus la même histoire. « Il a été congédié » a proclamé Harper lors d’une converse de radio à  Halifax.  Plus de « grands regrets » pas même de démission. Un congédiement pur et simple.

Un départ volontaire aurait valu à Wright des centaines de milliers de dollars en primes de départ, une pension, et bénéfices de toutes sortes, tandis qu’un congédiement lui aurait la porte la plus proche. 

 

Pourquoi ne pas dire la vérité au tout début? Si c’est vrai!

Maintenant on entend dire que Wright aurait quitté le Canada pour fêter  ses 50 ans à Las Vegas.

Deuxième belle histoire : Harper a dit au début que seulement Wright était au courant du cadeau de 90 000 $ à Duffy. Depuis quand un patron qui veut se départir d’un des siens lui glisse 90 000 $ sans le dire à personne?

On ne sait toujours pas, avec preuve à l’appui, d’où est venu ce généreux forfait – d’une caisse occulte des conservateurs, ou de l’argent des contribuables, ou des poches de Monsieur Las Vegas?

On avait tenté nous faire croire que Duffy avait emprunté le 90 000 $ de la Banque royale pour réparer sa demeure, mais Duffy a vite admis que l’histoire a été inventé de toutes pièces dans le bureau du premier ministre pour détourner notre attention.

Harper disait que seul Wright était au courant du cadeau à Duffy, mais la GRC a découvert que’il y en avait d’autres au courant dans le bureau du premier ministre. Pour les énumérer :  l’adjoint en charge des situations difficiles, Chris Woodcock, et son adjoint, l’avocat du parti conservateur, Me Arthur Hamilton, l’avocat conseil de Harper, Me Benjamin Perrin, et Irving Gerstein, le grand argentier du Parti conservateur. 

En suite d’autres noms se sont ajoutés, des adjoints, du monde dans le bureau. On est rendu à une douzaine au moins dit Duffy.

Maintenant Harper admet de peine et de misère qu’il y avait possiblement  « quelques personnes » au courant de l’affaire. Pourquoi ne pas avoir dit la vérité au début? Ça finit toujours par sortir.

Troisième belle histoire des bureaux d’en haut : Duffy lui-même a déclaré au sénat que contrairement à ce que Harper disait, il avait bel et bien un deuxième chèque du bureau de Harper. 

Arthur Hamilton, l’avocat des conservateurs, avait remis un chèque de 13,560 $, preuve à l’appui, à l’avocat de Duffy pour aider à payer des frais d’avocat.

Depuis quand est-ce qu’on donne un chèque a quelqu’un qu’on veut expulser? C’est pour le payer en dessous de la table? C’est pour qu’il sera mieux capable de résister au départ qu’on cherche à lui imposer?

Et d’où est venu l’argent?  Des contribuables, des membres du Parti conservateur, de généreux bailleurs de fonds, ou d’un grand donateur généreux comme Wright?

Qui sait? Wright aurait-il gagné une fortune au blackjack?

Toutes les histoires sont possible ces jours-ci avec Harper.  Il peut dire n’importe quoi pour essayer de s’en sortir.

À suivre. . .  

 

 

 

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires