Duffy aurait reçu un deuxième chèque

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c'était pour payer son avocate, dit-on

 

 

Le  sénateur Mike Duffy a fait éclater une véritable bombe politique au Sénat lundi lors de sa présentation surprise dirigé contre le Premier ministre Stephen Harper et ses adjoints.

 

Duffy a planté Harper encore plus profondément au cœur du scandale qui fait rage dans son bureau et au Sénat depuis cinq mois.

Avec la plus grande éloquence qu’on lui connait, l’ancien sénateur conservateur a déclaré qu’il ne s’agissait pas seulement d’un chèque de 90 000 $ signé par Nigel Wright émis en sa faveur pour rembourser le Sénat pour des dépenses inadmissibles, mais il y avait également un deuxième chèque, dont l’existence n’avait jamais été rendu publique.

Duffy a même fourni au Sénat de la documentation confirmant l’existence de ce chèque de 13 650 $ qu’on lui aurait remis pour payer les frais de son avocate Janice Payne.

Ce chèque, a été émis en fiducie par l’avocat du Parti conservateur Arthur Hamilton, qui est également l’avocat personnel de Harper. 

La GRC fait enquête sur l’origine des deux chèques.

 

Duffy, un ancien journaliste-présentateur de grande renommée à la télévision, devant une salle comble du Sénat écoutait chaque mot en silence.

«Un chèque de Nigel Wright? »  a commencé Duffy. « Non, mesdames et messieurs, il y avait deux chèques, au moins deux chèques. »

(Les mots « au moins » ont pris son auditoire par surprise. De quoi parlait-il? Plus que deux chèques. Combien y en a-t-il?)

Duffy continua : « Le bureau du premier ministre et l'avocat du Parti conservateur, Arthur Hamilton, ont payé mes frais légaux » a-t-il déclaré.

C'était la première fois  qu'un impliqué du scandale impliquait l’avocat Arthur Hamilton dans le scandale.

 

Hamilton était l’avocat du parti dans l’affaire des « Robocalls »  du mythique Pierre Poutine, l’avocat à la défense de six députés conservateurs accusés de fraude électorale, et à la défense de Harper contre les accusations portées par l’ancienne ministre Helena Guergis.

Pour appuyer ses propos, Duffy a produit une photocopie du chèque envoyé par le cabinet de Me Hamilton à l’ancienne avocate de Duffy, Janice Payne. Hamilton n’avait pas de commentaire lundi.

Stephen Harper avait jusqu’à date toujours maintenu que Nigel Wright avait  été le seul à remettre un chèque au sénateur Duffy.

Selon l'opposition, ce deuxième chèque prouve que Harper n’avait-il pas dit la vérité.  N’était-il pas au courant de ce que son avocat avait fait?

Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a vite fourni une réponse :

«Soit tout le monde a menti à Stephen Harper, soit Harper a menti à tout le monde», a-t-il ironisé.

Le député libéral Dominic LeBlanc a déclaré : «Chaque jour, les histoires de Harper sont de moins en moins crédibles, et chaque jour, les Canadiens ont de plus en plus de difficulté à croire les propos que le premier ministre tient à la Chambre des communes.»

Dans une courte déclaration lundi soir, Jason MacDonald, le directeur des communications de Harpe a déclaré :

 «Le premier ministre n'était pas au courant de l'entente, et si on lui en avait parlé, il n'aurait pas approuvé pareil stratagème.»

Duffy  était vite lundi pour dire au sénateurs assemblée devant lui dans le Salon rouge que le fait que l’avocat de Harper avait payer ses frais d’avocat était une preuve que Duffy était innocent de la fraude dont les conservateurs l’accusait.  Autrement, pourquoi payer les frais de quelqu’un de coupable?

Pendant ce temps les grands journaux préparaient des manchettes : ‘Un deuxième chèque pour Duffy. »

Duffy a répété qu’il avait toujours maintenu que ses dépenses sénatoriales respectaient les règles du Sénat.

Il a affirmé que’il y avait eu des petites erreurs dans ses déclarations de dépenses mais que selon la firme de comptables Deloitte, elles ne totalisaient selon que 437 $ sur quatre ans au Sénat et non le 90 000 $ que le bureau de Harper l’avait forcé de rembourser au Sénat.

 «Les millions de Canadiens qui ont voté pour le premier ministre Harper et les milliers de conservateurs qui se rassembleront à Calgary cette semaine seraient choqués de voir comment ces gens, ces conservateurs, fonctionnent, a asséné Mike Duffy.

« Ils n'ont aucun compas moral. »

 

 

 

 

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