Pitié pour Stephen Harper

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La pire semaine de sa vie politique

Pauvre, pauvre Harper

 

C’était une semaine d’enfer pour le premier ministre qui a fait face à des accusations brutales de deux de ses plus fidèles anciens sénateurs, Mike Duffy et Pamela Wallin, eux qui avaient autrefois ramassés pour lui des centaines de milliers de dollars en contributions électorales.

Ils ont comparé le Canada de Harper à l’Irak et l’Iran et l’ont traité d’être un autre Vladimir Poutine et l’organisateur d’une magouille monstrueuse pour faire perdre leur emploi à ses deux anciens amis.

Après que les deux sénateurs avaient fini leurs dénonciations devant le sénat, on se demandait ce qu’il manquerait de plus pour que la GRC s’en mêle ou qu’on nomme une autre Commission d’enquête Charbonneau ou Gomery pour tenter de mettre fin au scandale et éclaircir un peu les nombreux mystères et tournures dans l’affaire.

Et pour dire que Harper avait cru avoir mis fin au scandale lorsqu’il a fermé le Parlement au mois de juin pour se sauver au Pérou évitant ainsi les questions embarrassantes sur son rôle dans l’affaire.

C’est le même Harper qui est allé en Europe il y a deux semaines pour signer un accord du libre-échange que’il aurait pu facilement signer au mois de mai, mais avait trop peur du scandale à ce moment.

Maintenant, avec le scandale qui bat son plein plus que jamais, l’accord avec l’Europe intéresse peu de gens aujourd'hui.

C’est le même Harper qui se vantait au ciel de son discours du trône il y a deux semaines que tout le monde ignore maintenant.

La semaine a commencé avec une conférence de presse du criminaliste Donald Bayne, l’avocat de Mike Duffy, qui a dénoncé Harper et a dit avoir une centaine de courriels incriminant du bureau du premier ministre.

 

Harper a toujours maintenu qu’il n’y a rien sur papier.

Duffy et Wallin sont tous deux de très habiles anciens journalistes de la télévision qui ont d’excellentes tournures de phrases, comme lorsque Duffy accusait « des enfants en culottes courtes » dans le bureau du premier ministre d’avoir manigancé toute la magouille.

Duffy a déclaré mardi dans une présentation fort émotive devant le sénat que lors d’une rencontre au mois de décembre dernier, Nigel Wright,  le chef de cabinet de Harpe, avait jugé que ses comptes de dépenses étaient en règle mais qu’au mois de février, après des exposés dans les médias, Harper avait décidé qu’il fallait que Duffy remettre de l’argent.

Duffy a dit que Harper n’était pas intéressé à savoir si Duffy avait brisé ou non les règlements du sénat.  Tout se que’il l’intéressait était comment la « base du Parti conservateur prendrait ça. »

Au début de la semaine Harper est resté muet comme une carpe à la chambre des communes, comme s’il avait peur de répondre.

Mais après la sortie fulgurante de Duffy au sénat mardi, Harper a décidé qu’il faudrait se défendre s’il voulait rester premier ministre. 

Mercredi après-midi au parlement Harper s’est défendu de toutes ses forces, attaquant Duffy ouvertement.

 

Harper était debout sur ses pieds,  et a  répondu à 20 questions en 20 minutes de l’Opposition durant la Période de question.

Mais il n’a pas dit grande chose de neuf, sauf que’il ne manquait pas d’émotion. Au moins, Harper a montré qu’il est prêt à se battre.

 

 

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