Un autre scandale qui mène chez Harper

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Mike Duffy de nouveau en difficulté

Il n\'est pas capable d\'en sortir...

 

 

Un autre scandale au Sénat qui mène droit au premier ministre.

La Gendarmerie royale du Canada fait de nouvelles allégations de fraude et d’abus de confiance cette semaine contre le sénateur Mike Duffy.

Elle allègue que le sénateur aurait donné 65 000 $ sur quatre ans à son vieil ami Gerald Donohue dans une série de contrats bidon facturés au Sénat.  

Selon la GRC, Donohue, un ancien technicien de la télévision maintenant propriétaire d’une entreprise de blocs de ciment, n’aurait fait aucun ou presque pas de travail.

Les factures de Duffy au sénat prétendaient que Donohue avait écrit des discours pour lui, analysé les médias, développé une page web et discuté d’obésité avec lui pour pour l’aider dans son travail.

Rien ou presque de tout cela était vrai.

Donahue a dit à la GRC qu’il n’avait jamais mis le pied dans le bureau de son ami sénateur.

Donahue a dit n’avoir jamais rédigé quoi que ce soit, pas plus qu’il n’a produit des documents de travail ni des rapports écrits, ni travaillé sur le site web du sénateur.

La GRC a conclu que Donohue n’aurait pas fait grand-chose pour ce salaire qui représentait  sur quatre ans 57 pour cent des frais de bureau de Duffy.

La GRC étale le tout dans une requête qu’elle a déposé mardi en cour  à Ottawa pour lui permettre accès à des relevés bancaires en lien avec ces allégations.

Aucune accusation n’a encore été portée contre Duffy en lien avec les nouvelles allégations de fraude et d’abus de confiance.

La GRC faisait déjà enquête sur un don de 90 000 $ de Nigel Wright, l’ancien chef de cabinet du premier ministre au sénateur Duffy.

C’est lors de l’enquête que le caporal Greg Horton de la GRC a découvert  série de paiements versés à Gerald Donahue.

Duffy avait convaincu le sénat de payer Donahue  200 $ de l’heure.

La GRC souligne que Donahue a travaillé à titre de technicien pendant la majeure partie de sa vie, et n’avait aucune expérience de consultant.

Donahue a juré à la police qu’il n’avait pas empoché lui-même une seule cenne. Tout était allé dans le compte de son entreprise,  Maple Ridge Media qui a par la suite changée de nom et a été enregistrée au nom de son épouse.

Les enquêteurs de police sont allés voir le compte de banque de l’entreprise pour savoir combien il y avait dans le compte.

Surprise. Pas une cent. Donahue a dit que c’était un mystère complet.  Il ne connaissait  pas ou le 65 000 $ était allé mais il a ajouté que son épouse était présidente de sa compagnie.

Elle a refusé de fournir les explications aux policiers.

C’était à ce point que les enquêteurs se sont rendus chez Nigel Wright pour s’il aurait par hasard des documents qui pouvaient  éclaircir la situation.

C’est à ce moment que Wright a répondu qu’il y avait beaucoup de documents sur l’affaire Duffy et il a remis des centaines de copies de courriels entre lui et Duffy.

Le problème est que le Premier ministre Stephen Harper s’était levé debout au parlement il y a quelques mois pour dire qu’il avait cherché partout dans son bureau et questionné toute son équipe et qu’il était sûr qu’il n’existait pas de tels documents.

Mais voilà que la GRC en avait maintenant une bonne brassée.

Qu’est-ce que ça veut dire?  Que tout le monde dans le bureau de Harper lui avait menti?  Que tout le monde dans son bureau avait oublié l’existence des courriels? Que tout le monde dans son bureau voulait le faire passer pour un politicien qui ne dit pas la vérité?

 

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